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Ralliement à Macron : "C'est un aller simple", estime Fenech

Le député du Rhône Georges Fenech à l'Assemblée nationale, le 14 février 2017

Le député du Rhône Georges Fenech à l'Assemblée nationale, le 14 février 2017 - ALAIN JOCARD / AFP

Au cours d'un meeting national organisé samedi à côté de Paris, Les Républicains ont appelé à l'unité pour éviter l'hémorragie de candidats vers La République en Marche! d'Emmanuel Macron, lors des élections législatives du mois de juin.

Les Républicains ont donné samedi le coup d’envoi de la campagne des législatives lors d’un meeting national au parc floral du bois de Vincennes, près de Paris. L’occasion de réunir leur famille politique mais aussi de mettre en garde ceux qui seraient tentés de participer à la majorité présidentielle après le scrutin. "Nous sommes toujours debout", a lancé François Baroin à la tribune. "Les Républicains, ce n’est pas En marche ! et je refuse cette stratégie de la confusion", a-t-il martelé.

Un message reçu cinq sur cinq par la plupart des militants présents, regonflés à bloc. "Moi je suis restée fidèle à mes convictions. J’ai toujours fait la politique de droite et je continuerai jusqu’à ma mort à la faire. Même si on me proposait un poste de super ministre comme l’autre lavette de Bayrou, je le refuserais", lance une militante. Monique, militante de Belfort, appelle quant à elle à exclure ceux qui ont été tentés de rejoindre Emmanuel Macron. "Maintenant, vous êtes avec Monsieur Macron, vous y restez, très bien. C’est blanc ou c’est noir, mais ce n’est pas les deux", assure-t-elle avec conviction.

"Il n'y aura pas de retour" vers Les Républicains

Un avis partagé par le député du Rhône, Georges Fenech. "Je leur dis de faire attention parce que quand on saute une barrière, ça peut mal se passer quelques fois. Surtout qu’il n’y aura pas de retour, c’est un aller simple. Vous voulez quitter votre famille ? Vous êtes libre. Il faudra vous en expliquer devant vos électeurs. Mais vous verrez que ce n’est que quelques individualités, pas plus, et que les électeurs, dans nos circonscriptions, attendent de pouvoir enfin s’exprimer pour les idéaux auxquels ils croient et pour lesquels nous sommes là, candidats. Mais peut-être qu’il y aura besoin de clarification. Tout cela, on le fera après les législatives avec un Congrès au mois de novembre. Et on verra bien que cette famille est toujours très présente", a-t-il déclaré.

"Rien n’est écrit, rien n’est joué", a fini par lancer François Baroin à la tribune. "C’est maintenant qu’il faut mobiliser !".

J-B.D. avec Me.R.