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Cette famille tente de vivre sans produire de déchets: "On essaie surtout d’éliminer le plastique"

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A partir de mercredi, la planète vit à crédit. On appelle ce jour fatidique le "jour du dépassement". Concrètement, certaines familles tentent de diminuer au maximum leur déchet.

En l'espace de 7 mois, nous avons pêché plus de poissons, abattu plus d'arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d'eau que ce que la planète peut renouveler en une année. A partir de mercredi, nous entamons donc le capital naturel de la Terre, nous l'abîmons, nous l'épuisons avec des conséquences déjà visibles: déforestation, érosion des sols, acidification des océans, déclin de la biodiversité, pollution de l'air et de l'eau...

Une date qui continue inexorablement d'avancer, même si le rythme de progression s'est considérablement ralenti ces dernières années. Un signal encourageant selon le WWF, grâce notamment au développement des renouvelables dans l'électricité.

Mais aussi grâce à certaines familles qui font, à leur échelle, tout leur possible pour limiter leur production de déchets. Comme à Verneuil-en-Halatte (Oise), où Anaïs et sa famille "éco-responsable» tente de limiter les déchets.

"Les céréales on les achète en vrac, pour limiter les emballages"

Lorsqu'elle fait ses courses, Anaïs ne part jamais sans son stock de boites: les emballages sont proscrits depuis un an elle essaie d'être zero-déchet. "Ce qu’on cherche surtout c’est éliminer le plastique. En fait c’est un défi, on essaie de produire le moins de déchets possible. Les céréales on les achète en vrac, et le chocolat également, pour limiter les emballages". 

Adieu les marques de céréales pour enfants…Oscar, 10 ans, doit se contenter de céréales en vracs. "Il n’y a plus les céréales que les copains de l’école mangent par rapport à moi. Je me sens un tout petit peu différent. J’en ai parlé à mon maître, il a bien aimé cette idée de zéro-déchet, de moins consommer de plastique".

Pour ce qui est des déchets organique Anaïs à la solution: ses deux poules au fond du jardin. "Nous leur donnons nos restes de repas", précise-t-elle. Et pour être encore un peu plus zéro-déchet, Anaïs fabrique ses propres cosmétiques ou de nettoyage.

Romain Poisot (avec A.M.)