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Chasse, parrainages, Valérie Pécresse... ce qu'il faut retenir de l'interview d'Eric Woerth

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Eric Woerth était l'invité de Philippe Corbé ce lundi matin sur RMC\/BFMTV. Il a notamment évoqué son départ de LR et a également appelé les maires à soutenir des candidats en manque de parrainages comme Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ou encore Eric Zemmour.

Eric Woerth, l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, était face à Philippe Corbé ce lundi matin sur RMC et BFMTV. Après son soutien à Emmanuel Macron il y a quelques jours, qui a conduit à son départ du parti Les Républicains, il a notamment affirmé que la ligne soutenue par Valérie Pécresse n'est pas la bonne pour la France.

Une randonneuse tuée par la balle perdue d'une chasseuse

"La chasse est une tradition française. Il ne faut pas toucher à la chasse. Cet accident est dramatique évidemment, mais il ne peut pas pousser à des solutions d’interdiction. Je ne connais pas les conditions d’organisation d’une chasse et surtout pas celles qui ont conduit à ce terrible accident, mais il faut sans doute que le lien et la capacité à faire cohabiter deux mondes différents puisse se faire. On voit souvent sur les chemins balisés en forêt des chasses en cours, pour prévenir les gens. Je ne crois pas qu’il faille interdire la chasse le week-end parce que la majorité des chasseurs travaillent. Ça vaut pour toutes les régions et il y a des millions de chasseurs".

Des "gros" candidats n'ont toujours pas atteint le nombre de parrainages suffisant

"La vraie erreur, c’est d’avoir levé l’anonymat. C’est une erreur de François Hollande. Il est impossible démocratiquement que madame Le Pen, monsieur Zemmour ou monsieur Mélenchon, qui sont à plus de 10% dans les sondages, donc ce n’est pas rien, puissent ne pas avoir leurs parrainages. Donc j’appelle les maires à les parrainer, mais c’est très compliqué. J’en ai discuté, avec des amis maires de droite ou de divers droite dans ma circonscription et aucun n’avait parrainé. Parce qu’ils avaient été élus sans étiquette. Même s’ils expliquent qu’ils ont parrainé untel ou untel juste pour que le débat démocratique ait lieu, les électeurs ne comprendront pas".

L'attaque de Christian Jacob après son soutien à Emmanuel Macron

“J’ai été un peu étonné. C’est un registre de vocabulaire brutal parce que c’est personnel. ‘Fin de carrière’, je viens d’avoir 66 ans, ça veut dire que tous les gens de 66 ans sont prêts à être mis au rebut. Et puis les affaires dont il parle, ce ne sont pas des affaires personnelles, ce sont des affaires qui tiennent d’une manière ou d’une autre au parti des Républicains. Donc chacun doit prendre sa part de cela. Cela dit, je reste au fond de moi-même LR, même si j’ai dû rendre ma carte. Mais j’emporte ma part de LR avec moi dans mon sac à dos. Je n’ai pas changé, je suis toujours de droite et je vais le rester. Mais ce que j’ai envie, c’est qu’on ne soit plus dans une logique de bloc à bloc, sinon ça va se terminer comme l’Ukraine, c’est-à-dire deux blocs où plus personne ne se parle, où c’est très difficile et très tendu."

Pourquoi il n'a pas soutenu Valérie Pécresse

"Je ne veux pas dire du mal de mon ancienne famille politique, ce serait trop simple. J’en suis parti pour de vraies raisons, pour des raisons d’idéologie. Je pense qu’aujourd’hui, il y a un enfermement de la pensée de droite. Valérie Pécresse avait quitté les Républicains pour les mêmes raisons qui me font soutenir Emmanuel Macron aujourd’hui. Je considère que ce n’est plus ma droite, qu’elle est irréconciliable. En tout cas, elle est revenue à LR uniquement pour défendre sa propre candidature, sinon elle n’y serait jamais revenue. Elle est obligée de faire la synthèse des lignes qui existent chez Les Républicains et aujourd’hui celle qui domine est plutôt une ligne souverainiste. Mais ce n’est pas une bonne ligne pour la France".

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Guillaume Descours