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Chevaux mutilés: six mois avec sursis pour avoir menacé deux automobilistes

Les deux propriétaires de chevaux avaient menacé avec des armes fin août deux femmes qui regardaient les animaux.

Elles avaient raconté leur "choc" sur RMC. Le tribunal de Quimper a condamné jeudi à six mois de prison avec sursis deux propriétaires de chevaux qui avaient arrêté et menacé avec des armes fin août, sur une route du Finistère, deux automobilistes qu'elles soupçonnaient de vouloir s'en prendre à leurs animaux.

Les deux femmes, une mère et sa fille âgées respectivement à l'époque des faits de 51 et 23 ans, ont été jugées dans le cadre d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) pour "violence avec arme en réunion sans incapacité" et "immixtion dans une fonction publique". Elles ont également fait l'objet d'une interdiction de port d'arme pendant trois ans. 

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Armées d'un coupe-coupe et d'un pistolet à plomb, elles avaient contrôlé dans la nuit du 29 au 30 août sur une route de campagne près de Rosporden, dans le centre du Finistère, deux jeunes femmes rentrant à leur domicile après leur journée de travail. 

Empruntant régulièrement le même itinéraire, le véhicule des deux automobilistes avait fait l'objet d'un signalement sur les réseaux sociaux, alors que les cas de sévices aux équidés se multipliaient en France, déclenchant une véritable psychose. 

Début décembre, la gendarmerie avait recensé au total près de 500 faits de mutilations de chevaux en 2020, selon une source proche du dossier. Mais pour seulement 16% des cas une action humaine a été établie, les trois quarts des cas étant d'origine naturelle, selon la même source. Des chiffres qui ont sérieusement affaibli l'hypothèse d'un vaste phénomène criminel.

La rédaction de RMC (avec AFP)