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Frayeur dans l'espace: les astronautes de l'ISS menacés par des débris, obligés de se confiner dans les vaisseaux d'évacuation

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Les sept astronautes présents à bord de l'ISS ont du se confiner lundi dans les vaisseaux d'évacuation d'urgence, alors que la station s'est retrouvé menacée par des débris spatiaux. Dans la foulée, les Etats-Unis ont accusé la Russie d'être à l'origine de ces débris après le tir test d'un missile vers un vieux satellite soviétique.

La guerre des étoiles. Lundi matin, les sept personnes actuellement à bord de la station spatiale internationale (ISS), quatre astronautes Américains, un Allemand et deux cosmonautes russes, ont dû se réfugier dans leurs vaisseaux amarrés à la station afin de se préparer à une éventuelle évacuation d'urgence. La raison? La menace de débris spatiaux se dirigeant vers l'orbite de l'ISS.

Dans la foulée, les Etats-Unis ont accusé lundi la Russie d'avoir mené un tir de missile antisatellite "dangereux et irresponsable", dans une démonstration de force ayant eu pour conséquence directe de menacer la sécurité des astronautes à bord de la Station spatiale internationale.

"Plus tôt aujourd'hui, la Russie a conduit de façon irresponsable un test destructeur de missile antisatellite à ascension directe à l'encontre de l'un de ses propres satellites", a déclaré Ned Price, porte-parole du département d'Etat américain. Le patron de la Nasa s'est dit lundi "scandalisé".

1500 débris orbitaux traçables

Cet incident relance les craintes de voir l'espace se transformer en un champ de bataille entre les grandes puissances. Selon Ned Price, cette action a "généré plus de 1.500 de débris orbitaux traçables, et des centaines de milliers de morceaux plus petits de débris orbitaux qui menacent désormais les intérêts de toutes les nations". 

Selon le média spécialisé Spaceflight Now, ils avaient tous regagné l'intérieur de l'ISS en milieu de journée lundi, mais de nombreuses écoutilles restaient fermées entre les différents modules par mesure de précaution. 

Plus tôt, l'agence spatiale russe Roscosmos avait déclaré les astronautes à bord de l'ISS hors de danger, sans faire mention d'un test de missile.

"L'orbite de l'objet, qui a forcé l'équipage aujourd'hui à se rendre dans le vaisseau selon les procédures standard, s'est éloigné de l'orbite de l'ISS", avait tweeté Roscosmos. "Les amis, tout est en ordre chez nous. On continue le travail selon notre programme", avait également dit sur Twitter le cosmonaute russe Anton Shkaplerov.

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Un tir "absolument pas nécessaire"?

Le Pentagone a lui déclaré travailler "activement pour caractériser le champ de débris". Il s'agit notamment d'identifier la trajectoire de chacun des objets. "Nous regardons de près le type de moyens que la Russie semble vouloir développer", a ajouté John Kirby, le porte-parole du Pentagone, précisant que Moscou n'avait pas prévenu Washington à l'avance.

Des tirs antisatellites ont déjà été menés par seulement quatre nations (Etats-Unis, Chine, Inde et Russie). Mais ils sont très critiqués notamment à cause des nombreux débris générés, qui deviennent alors de dangereux projectiles. Ils peuvent par la suite notamment heurter les nombreux autres satellites en orbite, sur lesquels les pays comptent pour de très nombreuses activités, par exemple de communication ou encore de localisation.

Selon l'astronome Jonathan McDowell, en déduisant les trajectoires de l'ISS et des objets à proximité, le satellite visé par la Russie pourrait être un satellite nommé Cosmos 1408, qui n'est plus actif depuis les années 1980. "Le détruire n'était absolument pas nécessaire", estime-t-il. "Il s'agit purement d'un test militaire." "Nous avons déjà beaucoup trop de débris là-haut pour délibérément en générer d'autres, c'est inexcusable", ajoute-t-il

Pour Jonathan McDowell, certains débris provoqués par ce test se désintégreront en entrant dans l'atmosphère "dans les mois qui viennent", mais d'autres pourraient rester en orbite jusqu'à pendant dix ans.

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La rédaction avec AFP