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Incendie dans l'Hérault: "Les flammes étaient à 200 mètres de nous", raconte un habitant

Un incendie a ravagé 1.000 hectares dans l'Hérault, obligeant les pompiers à évacuer les habitants de la zone. Une enquête judiciaire "sur une hypothèse criminelle" a été ouverte.

Nouvel incendie d’ampleur en France, cette fois-ci dans l’Hérault. Plus de 1.000 hectares ont brûlé sur les communes de Saint-Bauzille-de-la-Sylve, Gignac et Aumelas. Ce sont "deux départs de feux", distants de 1,5 km, qui se sont déclenchés avant de se rejoindre, dans une zone "difficile d'accès" et peu peuplée, composée de garrigue, de chênes verts et de vignes.

Si l'incendie s'est stabilisé dans la soirée, certains habitants des alentours ont été invités à se confiner, pour se protéger des fumées générées par l'incendie en attendant la dispersion du nuage. À Aumelas, le village a été évacué vers 15h et était toujours inaccessible à la tombée de la nuit.

"On est impressionné par la progression du feu "

C’est le cas de Dudel, fonctionnaire dans le département. Mardi après-midi, il a été sommé d’évacuer les lieux le danger se rapprochant. Les flammes n'étaient qu'à quelques mètres de son habitation: "Les flammes étaient à 200 mètres de nous et c’est à ce moment-là qu’on a eu très peur parce qu’on a vu le feu se rapprocher des lotissements".

"Des camions de pompiers ont pris place devant chaque maison menacée mais on n’est pas rassuré. On est impressionné par la progression du feu qui a traversé le village d’à côté. On a peur pour le futur parce que le feu s’est vraiment rapproché. On est démuni, on ne peut rien faire, on ne peut que s’en remettre aux pompiers", déplore-t-il.

D’importants moyens humains et matériels étaient toujours déployés pour maîtriser les feux. Au total, près de 650 sapeurs-pompiers sont engagés. Par ailleurs, une enquête judiciaire a été ouverte "sur une hypothèse criminelle", a assuré à l'AFP le procureur de Montpellier Fabrice Bélargent.

Bettina de Guglielmo