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"On a des professionnels qui ont 100% de pertes": les récoltes d'olives fortement touchées par la canicule et la sécheresse

Les récoltes d’olives seront catastrophiques cette année. Avec les fortes températures, les fruits sont tombés des arbres et ont brûlé. Pour les producteurs, les pertes sont énormes.

Sécheresse et canicule ne font pas bon ménage pour les producteurs d’olives des Alpes-Maritimes. Les récoltes d’olives seront catastrophiques cette année. Avec les fortes températures, les fruits encore verts n’ont pas réussi à se développer et sont tombés au sol, formant un tapis d’olives de couleur marron. 

La chambre d’agriculture du département se rend dans les propriétés pour dresser un bilan complet, la baisse de production est de 60% en moyenne. En fonction des producteurs, les pertes peuvent dépasser les 90%. Sept hectares de terrain avec plus de 1000 arbres pour finalement très peu d’olives. Henri Derepas estime ses pertes à au moins 50%. 

"Les choses ont commencé à se gâter quand les températures sont montées au moment où le fruit doit s’accrocher. Les parties exposées au soleil ont dû dépasser 45, 48. Les petits fruits et les fleurs restantes étaient littéralement noirs, desséchés. Un fruit avorté", explique-t-il. 

Des épisodes récurrents

Les jeunes arbres semblent avoir mieux résister, mais la production d’olives ne dépassera pas les 15 tonnes contre 35 tonnes l’année dernière avec une conséquence directe sur l’embauche de saisonniers en novembre."Ces endroits-là, on va les délaisser. On est encore plus en perte c’est au moins 60 à 70.000 euros. D’habitude à cette époque, je pense déjà à recruter, là, je n’y pense pas du tout", affirme-t-il. 

La chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes dresse un premier bilan inquiétant d’après Jean-Philippe Frère, vice-président. 

"On a des professionnels où c’est 100% de pertes, d’autres c’est 60%, d’autres 50%. Il y a déjà eu des épisodes de sécheresse, donc il faut que l’arbre les digère et qu’il sache comment réagir. Peut-être qu’un jour il ne fera plus que des feuilles et qu’il ne fera plus de fruits", indique-t-il. 

Les activités liées au fourrage, à l’apiculture et au maraîchage ont aussi beaucoup souffert des fortes chaleurs.

Kelly Vargin avec Guillaume Descours