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Ecole à la maison: le Cned se dit de nouveau la cible de cyberattaques

Selon le ministère de l'Education, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information a été saisie.

Et rebelote. La plateforme "Ma classe à la maison" du Cned était de nouveau perturbée jeudi pour le troisième jour consécutif, suite à de nouvelles "cyberattaques" dans la nuit, selon le Centre national d'enseignement à distance.

"Tous les sites du Cned et les plateformes #MaclasseALaMaison sont de nouveau les cibles de cyberattaques depuis cette nuit du 7 au 8 avril 2021", indique le Cned. "Les services reviennent progressivement à la normale depuis 9h45 et toutes nos équipes sont mobilisées pour rétablir un service optimal au plus vite", précise-t-il.

Selon le ministère de l'Education, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) a été saisie.

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Mercredi le parquet de Paris avait annoncé l'ouverture d'une enquête sur une série d'attaques informatiques contre la plateforme du Cned, qui a évoqué des "actes délibérés de malveillance". La plateforme a connu des bugs depuis le début de l'école à distance qui s'est généralisée mardi.

En outre, l'afflux de connexions cause depuis mardi d'importantes difficultés d'accès dans plusieurs régions à un autre outil pédagogique numérique de l'enseignement scolaire, les ENT (environnements numériques de travail), gérés par les collectivités locales.

"En Ile-de-France, c'est extrêmement lent", a déploré Sophie Vénétitay, du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. "Il y a aussi des difficultés recensées dans les Hauts-de-France et en Normandie", selon elle. "On est au troisième jour de l'école à distance et les problèmes ne sont toujours pas résolus", a-t-elle déploré.

"Un lycéen doué peut très bien lancer une attaque sur les serveurs du CNED"

La panne, indiquait mardi le ministère, a été provoquée par des connexions massives et simultanées à l’étranger. Techniquement, cela ne veut pas forcément dire qu’une puissance étrangère se cache derrière précise François Amigorena, dirigeant d’une société de cybersécurité: "Un étudiant français en informatique ou un lycéen doué sur ce genre de technologie peut très bien accéder au 'Darkweb' et louer un réseau de "PC zombies" pour lancer une attaque sur les serveurs du CNED".

Le CNED va porter plainte, la plateforme a transmis les éléments aux autorités pour savoir qui a piloté ces "PC zombies". Mercredi matin, une enquête a été ouverte par le section cybercriminalité du Parquet de Paris.

La rédaction de RMC avec AFP