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Paris: des policiers font usage de gaz lacrymogènes devant des lycéens qui bloquent leur lycée

Des échauffourées entre policiers et lycéens ont éclaté ce jeudi matin devant un lycée parisien, dans le 20e arrondissement. Des élèves de l'établissement tentaient de bloquer les portes d'entrée du lycée en marge de la réforme des retraites.

Des échauffourées ont éclaté entre des élèves du lycée Hélène Boucher (20e arrondissement de Paris), qui tentent ce jeudi de bloquer leur lycée, et des policiers, a appris RMC. Selon nos informations, c'est en installant des banderoles et des pancartes contre la réforme des retraites devant les portes de l'établissement, que des lycéens ont été aspergés de gaz lacrymogènes par des policiers rapidement dépêchés sur place.

"C'est pour notre futur"

"On bloque contre la réforme des retraites, parce que c'est pour notre futur et pour de nombreux ouvriers qui vont mourir avant la retraite", assure une élève de seconde au micro de RMC. "C'est pour que l'Etat économise de l'argent, sachant qu'à la base ce n'était pas dans le projet de Macron", ajoute-t-elle.

"Cela ne me choque pas que des lycéens fassent ce genre d'action, c'est complètement normal, par contre c'est illégal que la police gaze des manifestants pacifistes", ajoute-t-elle.

Les lycéens du lycée Hélène Boucher ont prévu de poursuivre le mouvement en rejoignant le cortège de la manifestation parisienne à 14h.

"La jeunesse a toujours été un vecteur de mobilisation"

Et ils veulent être en première ligne. "Encore plus que gonfler les rangs, je pense qu'on va en être une force de lancement", assurait lundi sur RMC et RMC Story, Colin Champion, président du syndicat lycéen "La voix lycéenne". "Dans l'histoire des mouvements sociaux, la jeunesse a toujours été un vecteur de mobilisation", ajoutait-il.

Dans ces conditions, les blocages devraient se multiplier pendant la durée du mouvement. "Les blocages d'établissements, c'est parfois le seul moyen pour se faire entendre donc nous ça nous y est arrivé d'y appeler, on y appellera sans doute", prévenait Colin Champion, dont l'appel a visiblement été entendu ce jeudi matin à Paris.

Nicolas Ropert avec Guillaume Dussourt