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Fin des 10 km, réouverture des terrasses... Le gouvernement donne des dates pour le déconfinement

Après la gifle, Macron dénonce des faits "isolés" d'"individus ultraviolents"

Après la gifle, Macron dénonce des faits "isolés" d'"individus ultraviolents" - RMC

Un Conseil de défense se tient mercredi matin, alors que la situation sanitaire ne s'améliore que très lentement.

Plus proche que jamais? L'épidémie de Covid-19 semble amorcer une pente descendante en France, avec une baisse des contaminations, mais bien trop fragile encore pour relâcher rapidement les mesures de restrictions.

Depuis cinq jours, "nous amorçons une décroissance de l'épidémie" de coronavirus, qui a emporté plus de 100.000 personnes depuis un an, a estimé Olivier Véran dans une interview au quotidien régional Le Télégramme. Le ministre de la Santé s'appuie sur une diminution des contaminations: "on était monté à 40.000, on est aujourd'hui aux alentours de 33.000 cas chaque jour en moyenne".

En ce jour de Conseil de défense à l'Elysée, l'exécutif donne des dates précises pour le déconfinement tant attendu par les Français.

Un calendrier particulièrement attendu

Comme l'a appris RMC, la première étape aura lieu début mai avec une possible levée des restrictions de déplacements seulement. La date du 2 mai est prévue pour mettre fin à l'interdiction de s'éloigner de plus de 10 km de son domicile, selon une source proche de l'exécutif. Et il n'y aurait donc plus d'attestation de sortie début mai. 

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Les commerces fermés ne devraient en revanche pas rouvrir avant les musées et les terrasses, c'est à dire à la mi-mai voire quelques jours après le 15. La date du 17 mai est une piste envisagée. Une levée des restrictions qui pourrait être différente d'un département à l'autre, même si sur ce point rien n'est encore tranché insiste Matignon.

Comme il l'avait indiqué fin mars, Emmanuel Macron reprendra lui-même la parole pour annoncer les modalités de la réouverture, vraisemblablement d'ici la première semaine de mai.

Le chef de l'Etat avait annoncé le 31 mars, pour quatre semaines à partir du samedi 3 avril - donc jusqu'au 2 mai - un couvre-feu à 19h00 dans tout l'Hexagone, la limitation des déplacements à 10 km du domicile sauf motif impérieux, ainsi que le recours systématique au télétravail. 

Il avait aussi évoqué une réouverture à partir de la mi-mai pour les terrasses de cafés-restaurants et des lieux de culture, un objectif qu'il a réaffirmé ensuite devant des maires et qu'ont confirmé des membres du gouvernement. Ce calendrier de réouverture est acté, a souligné cette source proche de l'exécutif. Et il n'y aurait donc plus d'attestation de sortie début mai. 

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L'Elysée rappelle de son côté que "le président s'est engagé sur un calendrier de réouvertures progressives et fonction de l'évolution de l'épidémie". 

Ces points-clés qui restent toujours en suspens

Plusieurs points restent en discussion.

  • Couvre-feu à 23h?
    A commencer par le couvre-feu, que les plus prudents au gouvernement voudraient voir retardé d'une heure au plus en métropole, tandis les partisans de la réouverture plaident pour 23h. Dans des cas similaires, le chef de l'Etat a souvent opté pour un compromis à mi-chemin.

  • Quels magasins et quelles jauges?

Autres questions à trancher: les jauges dans les lieux de culture et la taille des commerces pouvant rouvrir. Des concertations se poursuivent aux ministères de la Culture et de l'Economie avec les professionnels. 

  • Salles de sport et discothèques

Le calendrier des prochaines étapes d'ouverture (salles de sports, boites de nuit, festivals etc...) reste également à préciser.

  • Des autotests dans les écoles

L'exécutif réfléchit aussi à déployer dans les établissements scolaires des autotests que la Haute autorité de santé devrait autoriser cette semaine. Il faudra en ce cas organiser la manière dont ils seraient proposés aux élèves, toujours selon la source proche de l'exécutif.

Jérémy Trottin avec XA et AFP