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Grève sur le RER B pour France-Danemark: les syndicats assument, les supporters s'inquiètent

Un nouvel appel à la grève est lancé sur la ligne B du RER pour vendredi soir. De quoi faire craindre une nouvelle soirée chaotique aux supporters de foot qui se rendront au Stade de France pour France-Danemark, après le fiasco de la finale de Ligue des champions.

Les organisations syndicales de la RATP appellent à la grève sur le RER B ce vendredi, jour de la rencontre France-Danemark au Stade de France. Le préavis a été déposé. "La réussite de la grève lors de la finale de la Champions League donne un rapport de force concret aux organisations syndicales" soutiennent la CGT Métro-RER, l'Unsa et La Base dans leur appel.

Pour se faire entendre, il faut taper là où ça fait mal: c'est le mot d'ordre chez les syndicats, qui dénoncent le manque d'effectifs. Pour Vincent Gautheron, de la CGT-RATP, la balle est dans le camp de la direction.

“Si vous prenez tous les éléments, c’est-à-dire un préavis de grève déposé 48 heures à l’avance, l’entreprise a largement le temps de communiquer à la région les impacts éventuels du mouvement de grève et du coup revoir peut-être l’organisation et les flux de personnels”, indique-t-il dans "Apolline Matin" ce mercredi sur RMC et RMC Story.

“Les revendications exprimées par les conducteurs du RER B ne trouvent pas de réponse aux oreilles de la RATP. Il n’y a pas de grève surprise. Quand il y a eu la grève le soir de la finale, les pouvoirs publics étaient au courant depuis près de 10 jours. On demande des effectifs supplémentaires. Il manque au minimum 56 départs en retraite sur la ligne A et la ligne B. Pour l’instant, ce n’est pas compensé. Nous avons eu des NAO qui tournent autour de zéro alors que nous sommes dans une période inflationniste de près de 5%”, dénonce le syndicaliste.

Nouvelle soirée de galère pour les supporters?

Mais la grève inquiète les supporters, car c'est le match des retrouvailles avec les Bleus. Fabian Tosolini, membre des Irrésistibles Français, redoute que la soirée soit gâchée.

“La crainte que nous avons, c’est que les supporters de l’équipe de France ne puissent pas arriver à temps au début du match. La vraie tristesse pour nous, c’est de retrouver cette équipe de France après deux ans et demi de pandémie et qu’on ne puisse pas, à l’entrée des joueurs, faire la fête tous ensemble normalement”, appuie-t-il.

Il espère que l'organisation sera plus efficace que samedi dernier. “La RATP, les organisations syndicales, ont tous une responsabilité sur leurs épaules aujourd’hui pour que ça se passe le mieux possible”, assure-t-il. Et il appelle les supporters à se rendre au stade de France avec plusieurs heures d'avance.

Garance Muñoz et Guillaume Buan avec Guillaume Descours