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Le salaire du PDG de TotalEnergies est "hors-sol", selon Laurent Berger

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le 29 avril 2021 à Paris

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le 29 avril 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Dans un tweet, le PDG de Total, Patrick Pouyanné, a voulu montrer qu'il n'avait pas été augmenté de 52% en 2021, comme il a été affirmé. Il a ainsi révélé qu'il avait touché 5.944.129 euros. Un salaire que juge absolument "hors-sol" Laurent Berger, numéro un de la CFDT.

La hausse de salaire du PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, dont il s'est justifié mardi, est "hors-sol" aux yeux du numéro un de la CFDT Laurent Berger, pour qui le "symbole ne peut être que mal reçu".

"Fatigué" de s'entendre dire que son salaire a été augmenté de 52% l'an passé, le PDG du géant français Patrick Pouyanné a pris les réseaux sociaux à témoin pour expliquer que sa rémunération était "constante depuis 2017" et "moins élevée" que celle des "autres majors" européennes et américaines.

"C'est hors-sol", a réagi Laurent Berger mercredi sur LCI. "On ne peut pas contester quand on regarde la courbe, qu'effectivement il ne s'est pas augmenté de 52%. Mais on parle d'un salaire de 6 millions d'euros", a poursuivi le secrétaire général de la CFDT, qui s'est désolidarisée des grèves chez TotalEnergies. "Ca ne peut être que mal reçu dans un moment où il y a un problème de pouvoir de vivre d'une partie de la population", estime-t-il, dénonçant un "tweet malheureux".

Une "chasse à l'homme"?

"Il y a la rationalité mais aussi le symbole qu'il ne faut jamais déconnecter des faits. Le symbole c'est que des hauts dirigeants, des grands PDG dans notre pays sont trop payés", a poursuivi Laurent Berger. Un sujet qui se règle "y compris dans la loi", a-t-il ajouté, soulignant qu'il n'aimait "pas la chasse à l'homme". "Evitons de traiter avec mépris la question des symboles", a plaidé le leader syndical.

Selon lui, le gouvernement ferait une "faute politique" en enlevant l'amendement MoDem sur la taxation des "superdividendes" de la première partie du budget pour 2023, pour lequel Elisabeth Borne devrait recourir au "49.3".

La rédaction avec AFP