RMC

Carburant: la grève est reconduite sur les cinq sites de Total

La CGT a annoncé ce lundi la reconduction de la grève sur les cinq sites de Total qui sont impliqués dans le mouvement, malgré les réquisitions.

La grève dans les raffineries françaises de TotalEnergies a été reconduite sur cinq sites, a indiqué ce lundi à l'AFP le coordinateur CGT pour le groupe, Éric Sellini, dont le syndicat n'a pas signé l'accord sur les salaires conclu entre la direction et deux syndicats majoritaires.

"La grève est reconduite (sur les sites de) Normandie (raffinerie et dépôt, NDLR), à Donges (raffinerie et dépôt), La Mède (bioraffinerie et dépôt), Feyzin (dépôt, la raffinerie étant à l'arrêt pour raison technique) et à Flandres (dépôt), malgré les réquisitions", a indiqué Éric Sellini, portant le total des sites en grève à trois raffineries (sur sept) et cinq gros dépôts (sur environ 200).

Un accord sur des augmentations salariales avait été conclu dans la nuit de jeudi à vendredi avec deux syndicats majoritaires de TotalEnergies, la CFDT et la CFE-CGC.

"La direction a déjà largement communiqué sur l'accord, elle ne semble pas prête à revenir à la table des négociations", a dit lundi à l'AFP Éric Sellini, dont le syndicat compte poursuivre le mouvement jusqu'à mardi, journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle à laquelle ont aussi appelé FO, Solidaires et la FSU.

La CGT continue de réclamer 10% d’augmentation de salaire

L'accord signé la semaine dernière par les syndicats majoritaires chez TotalEnergies prévoit une "enveloppe" globale de hausse des salaires de 7%, dont 5% d'augmentation pour les ouvriers et techniciens et 3,5 % pour les cadres, plus une part individuelle qui pourra différer selon les personnes. Il prévoit en outre une prime d'un mois de salaire, avec un plancher de 3.000 euros et un plafond de 6.000 euros.

La CGT continue elle à réclamer 10% de hausse, correspondant à "l'inflation plus le partage" des bénéfices engrangés par l'entreprise pétrolière, à savoir 5,7 milliards de dollars pour le seul deuxième trimestre (5,8 milliards d'euros).

Face aux blocages qui perdurent après bientôt trois semaines de grève, la Première ministre Elisabeth Borne a brandi la menace de nouvelles "réquisitions" de salariés en cas de "situations très tendues".

Sur le plateau du journal télévisé du 20H sur TF1, elle a haussé le ton en demandant aux salariés grévistes de TotalEnergies "de respecter l'accord majoritaire et de ne pas bloquer le pays avec toutes les difficultés que cela crée".

Alors que la grève a fait drastiquement monter les prix à la pompe, elle a annoncé la prolongation de la ristourne de 30 centimes, assurant que TotalEnergies allait "également" prolonger sa remise de 20 centimes.

LP avec AFP