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Pourquoi un "certificat d'engagement" va être distribué aux acheteurs de chats et chiens

Les acheteurs de chat ou de chien se verront remettre un "certificat d'engagement et de connaissance". Le but et de mieux les informer sur les besoins et les coûts que représente un animal, avec pour but de réduire les achats compulsifs et les abandons.

De nouvelles règles pour favoriser le bien-être animal. La loi sur le sujet, promulguée en novembre dernier, vient d'être précisée par un premier décret publié mardi au journal officiel. La principale évolution, si vous allez acheter ou adopter un chat ou un chien, c'est qu'on vous remettra un certificat "d'engagement et de connaissance". Ce document délivré à partir d'octobre prochain.

“On les informe des besoins physiologiques de l’animal: nourriture, boire… et il y a un point intéressant sur le coût d’un animal. Par exemple, un chien, c’est 1.000 euros par an. C’est un paramètre important parce qu’on a beaucoup de gens qui viennent abandonner les animaux tout simplement parce qu’ils sont en limite de capacité de paiement”, détaille Jacques-Charles Fombonne, le président de la SPA.

De quoi éviter les achats impulsifs et réduire les abandons, 100.000 animaux chaque année.

Pas de rappel des sanctions prévues

Problème, les sanctions prévues en cas d'abandon, qui ont été renforcées, ne sont pas rappelées dans ce document. Ce que regrette Laurène Jacquet, chargée de plaidoyer à la fondation Brigitte Bardot.

“Les détenteurs d’animaux ne sont pas toujours conscients ni de ce qu’est un acte de maltraitance, ni de quelles sanctions ils encourent s’ils sont poursuivis en justice. Donc là justement, le certificat, c’était aussi le moyen de faire connaître quelles sont potentiellement les sanctions qu’ils encourent s’ils s’en occupent mal”, explique-t-elle.

L'autre principale nouveauté concerne les ventes d'animaux de compagnie en ligne. A partir de juillet 2023, les plateformes devront vérifier que chaque animal est bien inscrit au fichier national d'identification. Parmi les ambitions de cette loi, on retrouve l'interdiction progressive des animaux sauvages dans les cirques et delphinariums.

Martin Cadoret avec Guillaume Descours