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"Ca va finir en bagarre de saloon": sur RMC, la colère froide de Philippe Etchebest contre le pass sanitaire dans les restaurants

DOCUMENT RMC - Le chef étoilé était l'invité de RMC ce vendredi matin. Il répondait aux questions d'Apolline de Malherbe.

Un colère froide. Le chef de l'Etat a annoncé lundi que la présentation du pass sanitaire conditionnerait l'accès aux salles de spectacle et aux cinémas à partir du 21 juillet, et aux cafés, restaurants, centres commerciaux ou encore aux trains et avions à partir du 1er août, même si certaines mesures de "souplesse" s'appliqueront pour les adolescents.

Tous les clients et usagers à partir de 12 ans des lieux et transports concernés devront avoir leur pass, ainsi que leurs salariés (serveurs des restaurants, contrôleurs de trains, etc.) mais pas les policiers ou gendarmes. Un sursis jusqu'au 30 août a été décidé pour les enfants de 12 à 17 ans et les salariés.

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Invité de RMC, ce vendredi matin, le médiatique Philippe Etchebest a confié son agacement sur la mise en place du pass sanitaire dans les restaurants.

Et notamment dans ces lieux: "Sur le fond, je ne conteste pas le pass sanitaire, mais on a l'impression d'être la variable d'ajustement du gouvernement. On va devoir faire le travail de contrôle, dont on n'a pas la capacité. On ne peut pas remplacer la police" dénonce-t-il. Avant de glisse: "Ca peut finir en bagarre de saloon. Le gouvernement doit prendre la responsabilité des contrôles". 

Ce pass sanitaire, qui vise à attester qu'une personne n'est pas atteinte du Covid-19, va devenir obligatoire d'ici à début août pour entrer dans de très nombreux lieux: restaurants, cinémas, centres commerciaux, transports de longue distance... Mais plusieurs organisations professionnelles s'inquiètent des effets de cette mesure, qui vise explicitement à encourager la vaccination. Elles craignent une baisse de leur fréquentation.

Et Philippe Etchebest insiste: "45.000 euros d'amende et 1 an de prison si on ne fait pas les contrôles, on est traités comment? Chacun doit prendre ses responsabilités. Mon personnel n'est pas habilité à faire ça. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. On est vent debout, je suis désabusé" confie le chef étoilé à Apolline de Malherbe sur RMC.

L'exploitant d'un lieu qui manquerait aux futures obligations de contrôle du pass sanitaire sera passible d'une amende allant jusqu'à 45.000 euros et un an de prison, selon l'avant-projet de loi incorporant les nouvelles dispositions annoncées par Emmanuel Macron. Le texte crée par ailleurs un nouveau motif de licenciement et élargit à toute personne contaminée les mesures de placement à l'isolement pendant dix jours.

Le projet de loi dispose également que les salariés soumis à la vaccination obligatoire (personnels soignants, au contact de populations fragiles, pompiers) ne pourront plus exercer leur activité en cas de manquement au 15 septembre prochain, et pourront être licenciés si la situation perdure pendant les deux mois qui suivent.

Une mesure qui touche Philippe Etchebest: "On ne peut pas obliger nos salariés à se faire vacciner. c'est déjà compliqué de recruter en ce moment. On a des salariés qui ne veulent pas se faire vacciner, on respecte ce choix!" 
Xavier Allain