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"Ce sont de vraies balles que vous allez prendre, vous ne nous injecterez jamais le vaccin": une députée de la majorité menacée de mort

Une députée de la majorité a reçu des menaces de mort mercredi, l'enjoignant à voter contre le pass sanitaire et alors que des manifestations ont eu lieu le même jour un peu partout en France pour dénoncer la mesure.

"Dites aux autres députés de bien voter car à partir de maintenant ce sont de vraies balles que vous allez vous prendre. Vous ne nous injecterez jamais le vaccin". Ce sont les menaces de mort reçues mercredi par la députée La République en Marche de l’Hérault, Patricia Mirallès qui a annoncé dans la foulée son souhait de porter plainte.

"Ce n'est jamais agréable de recevoir de tels messages alors que ma permanence est toujours ouverte. Je pense qu’on peut avoir des discussions calmes ce ne sont pas des méthodes. Je vais me rendre au commissariat tout à l'heure. Ils essaieront de retrouver l'auteur des menaces avec son adresse IP", a assuré très affectée ce jeudi matin sur RMC l’élue, alors que le parlement doit voter prochainement l’extension du "pass sanitaire", annoncé par Emmanuel Macron.

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"Il y a forcément des informations qu'ils n'ont pas"

Patricia Mirallès, elle-même touchée par le Covid et infectée par des syndromes de longue durée, déplore la virulence de certains anti-vaccins, revigorés par les annonces du président de la République : "Je ne comprends pas, je me dis qu’il y a forcément des informations qu'ils n'ont pas. On ne peut pas avoir le même degré d’informations et un avis aussi différent.

"Je souffre encore d’un Covid long, je sais que cette vaccination c’est notre seule arme face à ce virus et aujourd’hui, on a la chance d'avoir un vaccin, il faut en avoir conscience. Même s’il n’y avait pas de vaccin ces gens-là seraient quand même dehors. C'est toujours le "contre" du bien. On ne peut pas comparer ce qui s'est passé dans les camps et porter une étoile jaune pour manifester contre le vaccin", déplore Patricia Mirallès

"Si on ne se fait pas vacciner d’ici trois semaines les hôpitaux seront encore saturés"

"Dans la 1ère vague, tout le monde applaudissait, aujourd’hui on est prêt à reprendre une 4ème vague. Moi, je ne peux pas regarder mes commerçants et penser qu'ils pourraient refermer. Si on ne se fait pas vacciner d’ici trois semaines les hôpitaux seront encore saturés", s'inquiète l'élue alors que le variant Delta menace toujours en France.

Lundi, Emmanuel Macron a annoncé l’obligation de la vaccination contre le Covid-19 pour les soignants et ‘autres professions en contact avec les malades. Il a également dessiné les contours de l’extension du pass sanitaire, qu’il faudra bientôt présenter pour accéder aux cinémas, musées et restaurants et cafés. Si les prises de rendez-vous pour se faire vacciner ont explosé dans la foulée, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le caractère quasi-obligatoire de la mesure. Au 14 juillet en France, on recensait 36.417.786 personnes ayant reçu une 1ère injection de vaccin et 28.668.269 personnes ayant un schéma vaccinal complet.

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Guillaume Dussourt