RMC

"Contrôler davantage" face au "virus qui circule plus": les contrôles de pass sanitaire vont s'intensifier dans les semaines à venir

-

- - -

Après les annonces d'Emmanuel Macron, le gouvernement a fait plusieurs précisions.

Un tour de vis. Gérald Darmanin a annoncé mercredi avoir, sur instruction d'Emmanuel Macron, demandé aux préfets de durcir les contrôles du pass sanitaire, dont le nombre a diminué de moitié ces dernières semaines, alors que l'épidémie de Covid-19 connaît un rebond.

"Le président de la République, vu l'augmentation du taux d'incidence, l'hiver arrive, le virus circule plus, m'a demandé de demander aux préfets, aux policiers et aux gendarmes de contrôler davantage, comme avant", a déclaré le ministre de l'Intérieur chez nos confrères d'Europe 1. "On avait grosso modo en septembre 50.000 personnes qui étaient contrôlées chaque semaine et à peu près 8.000 établissements. Si je regarde les chiffres de la semaine dernière, c'était à peu près la moitié", a-t-il détaillé.

Face au rebond épidémique, avec "une hausse de 40% en une semaine du taux d'incidence", Emmanuel Macron a mis la pression mardi soir sur les seniors pour qu'ils se fassent injecter une dose de rappel, sous peine de perdre leur pass sanitaire à compter du 15 décembre.

Désactivé "6 mois et 5 semaines"

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a d'ailleurs précisé que le pass sera désactivé en l'absence d'une dose de rappel, "6 mois et 5 semaines" après la précédente injection.

Il a également confirmé que les personnes ayant des comorbidités, qui sont elles aussi incitées à faire un rappel au bout de six mois, ne sont pas concernées par la désactivation du pass sanitaire pour des "raisons juridiques et techniques". 

Pour "des personnes qui souffrent d'obésité ou d'une maladie cardio-vasculaire", le pass "connaît votre âge mais il ne connaît pas vos pathologies", a-t-il expliqué. "Mais c'est très important que ces personnes qui sont plus fragiles vis-à-vis des formes graves que les autres fassent leur rappel de vaccination", a ajouté M. Attal.

Le porte-parole a confirmé aussi qu'il n'y a pas d'obligation de dose de rappel pour les soignants même s'ils sont eux aussi incités à la faire et que la campagne de rappel sera ouverte aux 50-64 ans dès le début décembre.

La rédaction de RMC avec AFP