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Coronavirus: "Le nombre de morts va baisser dans les prochains jours en France", assure la professeur Karine Lacombe

Selon la médecin, la courbe du nombre de morts devrait bientôt suivre celle du nombre d'hospitalisation qui est en baisse.

Depuis plusieurs jours, le nombre d’entrées en réanimation dans les hôpitaux français est en baisse, mais pas le nombre de morts. Mercredi soir, la Direction générale de la santé annonçait 437 nouveaux morts sur les dernières 24 heures.

Pour la professeur Karine Lacombe, cheffe du services des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine, l’explication est simple. 

“Le décès n’intervient pas dès les premiers jours de l’infection. Il intervient vraiment au bout de plusieurs semaines soit d’hospitalisation soit de réanimation. C’est pour ça qu’on continue d’avoir des décès, mais ils vont diminuer dans les jours à venir”, assure-t-elle. Une amélioration quasi-mécanique grâce au confinement en place en France depuis 45 jours désormais. 

Un déconfinement progressif bienvenu

Pourtant, cette "bonne nouvelle" reste toutefois à nuancer avec l'arrivée du déconfinement annoncé le 11 mai prochain. Karine Lacombe prévient que le virus est toujours bien présent.

“Le virus circule toujours dans la population d’où le déconfinement très progressif qui est mis en place à partir de mi-mai. Ce que j’ai beaucoup apprécié dans les mesures annoncées par le gouvernement, c’est que contrairement à ce qui avait été laissé entendre, on ne va pas déconfiné rapidement”, confie la médecin.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a effectivement détaillé le plan de confinement à partir du 11 mai. Celui-ci sera progressif et régionalisé avec un déconfinement différent en fonction des régions plus ou moins touchées. 

Enfin, Karine Lacombe est également revenue sur les différentes annonces d'avancées sur des traitements, dont celui au tocilizumab, qui semble donner des résultats encourageants. “C’est probablement une des molécules qu’il va falloir utiliser, mais dans un arsenal thérapeutique. On n'est pas sûr que pour traiter les patients les plus graves, un seul traitement suffira. Ce sera probablement une association de médicaments. Des médicaments pour contenir le virus, mais aussi des médicaments pour contenir la réaction inflammatoire immunologique”, explique-t-elle.

Guillaume Descours