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Covid: prison avec sursis pour un organisateur de fêtes clandestines

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L'une s'était déroulée dans un hangar vétuste à La Courneuve, où environ un millier de personnes étaient réunies fin septembre 2020. L'autre avait eu lieu pendant le deuxième confinement.

Un organisateur de fêtes illégales en région parisienne, dont l'une avait eu pour décor un tunnel désaffecté à Paris pendant un confinement, a été condamné mardi à Bobigny à un an de prison avec sursis.

Le jeune homme de 28 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny pour "mise en danger de la vie d'autrui" lors de deux fêtes illégales. Il devra également régler 2.700 euros de contraventions pour diverses infractions relatives à l'organisation de ces soirées sans autorisation.

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L'une s'était déroulée dans un hangar vétuste à La Courneuve en Seine-Saint-Denis, où environ un millier de personnes étaient réunies fin septembre 2020, au mépris des règles de sécurité.

L'autre avait eu lieu pendant le deuxième confinement, dans la nuit du 21 au 22 novembre 2020: environ 600 fêtards avaient dansé dans un tunnel ferroviaire abandonné à Paris.

"Une grosse erreur"

Le tribunal l'a, en revanche, relaxé pour les vingt autres soirées pour lesquelles lui et son association Feel Free Records, qui prône la promotion de la musique électronique à travers des rave-parties, étaient poursuivis.

Les juges ont estimé que la mise en danger n'était pas caractérisée lors de ces événements, qui ont eu lieu avant les mesures de restriction pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. 

Lors de l'audience, l'organisateur - graphiste de profession - avait reconnu avoir fait "une grosse erreur" en organisant ces soirées, se décrivant comme un passionné de musique électronique.

Le parquet avait requis deux ans d'emprisonnement avec sursis à son encontre.

Également prévenu, le dirigeant à l'époque des faits de la société Shotgun, plateforme en ligne de réservation d'événements, a été relaxé des faits de complicité de mise en danger de la vie d'autrui.

Par ailleurs un prestataire, qui avait loué des tables de mixage pour la soirée à La Courneuve, a été condamné à une amende pour la présentation d'un faux contrat. 

La rédaction avec AFP