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"Il aurait fallu anticiper tout ça avant la saison": le pass sanitaire va mettre en difficulté les parcs de loisirs

Mais depuis le lancement du pass sanitaire le 21 juillet dernier, certains observent jusqu’à 60% de perte de chiffre d'affaires et l’inquiétude est forte comme dans ce parc aquatique en Haute-Corse.

Le pass sanitaire, va-t-il tuer la saison des parcs de loisirs ? Pour les zoos, parcs d'attractions ou aquatiques, l’été représente jusqu’à 80% de leur activité.

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Une grande piscine, des toboggans, et comme par magie certains yeux brillent. Au bord du bassin de ce parc aquatique en Haute-Corse, William aimerait partager l’enthousiasme de ces enfants. Depuis l’entrée en vigueur du pass sanitaire, il y a une semaine, son parc aquatique a perdu 40% de sa fréquentation habituelle.

"Je pense qu’il aurait fallu anticiper tout ça avant la saison et ne pas nous demander tout ça en plein mois de juillet. On ne peut pas se comparer aux gros parcs. Nous, on est un parc familial, et les clients habitent seulement au maximum à une heure. On ne prévoit pas de venir des mois en avance comme dans les grands parcs en Europe. Les gens ne sont pas prêts à se faire tester pour venir dans ce genre d’endroits”, appuie-t-il.

C’est vrai que ce test PCR ou antigénique peut parfois être un frein. Particulièrement pour les plus jeunes, non vaccinés comme Hikram et Salma tout juste majeures. "Faire des tests à chaque fois pour toutes les activités qu’on veut faire, ça va être très lourd. Ça va nous restreindre dans nos sorties”, affirment-elles.

De grosses pertes à venir?

Et plus les parcs sont petits, plus ils sont impactés. Ces entreprises familiales représentent 90% du secteur. Pour Arnaud Bennet, président du Syndicat National des Espaces de Loisirs, il faut limiter la casse au plus vite pour sauver la saison.

“Ce qu’on demande c’est la mise en place de test antigénique sur les parkings avec une prise en charge par l’assurance-maladie et que les entreprises soient indemnisées à la hauteur de la perte du chiffre d'affaires", ajoute-t-il.

Pour évaluer ces pertes, le rendez-vous est pris avec le Ministre de l’Économie fin août.

Maryline Ottmann avec Guillaume Descours