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INFOGRAPHIES- Stocks, effets secondaires, éligibilité: ce qu’il faut savoir sur les vaccins disponibles en France

Une vaccination.

Une vaccination. - afp

Les Français restent hostiles aux vaccins notamment envers Moderna et Astrazeneca. C'est très concret, dans les vaccinodromes, les rendez-vous pour Pfizer sont pris d'assaut. C'est beaucoup plus timide pour Moderna.

L'agence européenne du médicament tiendra une conférence de presse ce mercredi ou jeudi à propos du vaccin AstraZeneca, une nouvelle fois pointé du doigt pour des cas de thrombose signalés dans de rares cas après l'injection.

Mardi matin, un responsable de l'EMA a pour la première fois évoqué l'existence d'un lien entre le vaccin et ces cas de thrombose presque aussitôt démenti par l'agence européenne du médicament qui assurait mardi que son évaluation était toujours en cours.

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C'est le vaccin AstraZeneca qui enregistre le plus de cas d'effets secondaires, près de 7500 au total, des douleurs au bras, de la fièvre, des maux de tête ou encore des thromboses. Mais le risque est faible au regard du nombre d'injections: 0,3 cas pour 100 doses administrées.

Deuxième du classement, le vaccin Pfizer. Sur 100 injections, 0,2 cas d'effet secondaires ont été rapportés.

Loin derrière, le sérum Moderna. Là, le nombre de cas est très en dessous: 0,08 cas pour 100 doses injectées.

Avec lequel de ces trois vaccins a-t-on le plus de risque de développer une thrombose?

AstraZeneca et Pfizer présentent quasiment le même nombre de cas de thrombose veineuse, 91 pour AstraZeneca 89 pour Pfizer. Pour le vaccin Moderna, en revanche, aucun cas de thrombose n'a été rapporté. Le vaccin a été jusqu'à présent très peu injecté: 675.000 injections contre quelques millions de plus pour les deux autres.

Et pour la première fois, un lien est établi entre ces thromboses et l'administration du sérum d'AstraZeneca. En tout cas, c'est ce qu'affirmait mardi un responsable de l'agence européenne du médicament dans une interview à un quotidien italien. 

"Ce qui cause cette réaction, cependant, nous ne le savons pas encore", a-t-il ajouté. Mais l'agence du médicament a démenti dans la foulée ses propos et a affirmé qu'une évaluation du vaccin était toujours en cours. 

90% d'adultes vaccinés

Pour l'instant, 3,2 millions de personnes ont été vaccinées (deux doses) et 9,5 millions ont reçu leur première injection. Et l'accélération attendue commence à se voir dans les chiffres: 1,3 million d'injections ont été réalisées pendant les six premiers jours d'avril, sur un total de 12,7 millions depuis le 27 décembre.

Le gouvernement compte sur des approvisionnements plus importants ce mois-ci, avec plus de 12 millions de doses attendues, et a ouvert cette semaine de grands centres de vaccination, dont le Stade de France.

Selon des modélisations de l'Institut Pasteur, il faudrait que 90% des adultes soient vaccinés en France d'ici le 1er septembre pour espérer un retour à une vie normale (ou 59% dans l'hypothèse plus optimiste où la contagiosité du variant anglais serait moindre que redouté). Or, selon la dernière enquête de Santé publique France fin mars, les intentions de vaccination étaient au mieux de 79%, pour les plus de 65 ans, tombant à 36% pour les 18-24 ans.

L'objectif de 90% d'adultes vaccinés semble donc lointain. D'autant que certains experts estiment que les vaccins ne suffiront pas à eux seuls à mettre fin à l'épidémie.

La rédaction de RMC avec AFP