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Journée de la trisomie 21: "le préjugé le plus courant, c'est de dire que les trisomiques sont des enfants à vie"

Cette année, la journée nationale de la trisomie 21 a pour but de casser les préjugés. Bien souvent, les personnes avec une trisomie 21 ne trouvent pas leur place à l'école ou en entreprise.

"Cassons les préjugés", c'est le thème de la journée nationale de la trisomie 21. Bien souvent, les personnes avec une trisomie 21 sont exclus de l'école traditionnelle et ont difficilement accès à un emploi.

La famille de Mathilde, 19 ans, a fait les frais de ces préjugés. "Le plus gros préjugé que j'entends c'est: les personnes qui ont la trisomie 21 ce sont des enfants pour toujours! Pas capable de faire, pas capable d'apprendre à lire quand elle était petite, pas capable de prendre seule les transports à l'adolescence. Alors que ma fille Mathilde était en stage, son manager lui a tenu la main, il avait oublié qu'il parlait à une jeune ado et pas à une enfant", énumère Hortense, la mère de la jeune fille.

"Je suis autonome"

Pourtant Mathilde est scolarisée dans un lycée professionnel classique. Elle a une vie sociale et fait preuve d'une certaine indépendance: "Vraiment, je suis autonome. Quand je suis à la maison, je peux faire pleins de trucs. La vaisselle, le linge ou préparer aussi à manger pour moi. Je me sens vraiment heureuse. J'ai des loisirs avec mes copines. On va faire par exemple du bowling et aussi avec mon petit copain", détaille-t-elle au micro de RMC.

Selon Nathanaël Raballand, Président de Trisomie 21 France, il faut que la prise en charge des personnes atteint de cette anomalie génétique puisse être plus adaptée: "Beaucoup de personnes avec la trisomie 21 sont dans des services protégés avec des personnes qui s'occupent d'elles intégralement. Aujourd'hui, avec le gouvernement, nous essayons de développer des projets qui aident les personnes à être plus autonomes. Ce qu'on souhaite c'est que les personnes avec une trisomie 21 soient libres de leur choix, qu'elles puissent avoir un appartement, travailler dans une entreprise avec une aide".

En France, 60.000 personnes sont porteuses de trisomie 21.

Elodie Messager (avec P.B.)