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Pass sanitaire dans les transports: les TER, métros et bus ne sont pas concernés

Dans le métro parisien.

Dans le métro parisien. - Martin BUREAU / AFP

Au lendemain de l'allocution d'Emmanuel Macron, le gouvernement peaufine les annonces notamment autour du pass sanitaire.

Le pass sanitaire sera exigé dans les transports longue distance pour les passagers et les salariés et fera l'objet de contrôles à bord, mais ne sera pas nécessaire pour les transports locaux, a précisé mardi le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron.

Les TER, Transiliens, métros, bus, "essentiellement utilisés pour des motifs professionnels", "ne sont pas concernés par l'exigence du pass sanitaire", a précisé le ministre.

"L'offre ne va pas changer: nous allons mettre le même nombre de trains, d'avions et de cars longue distance, et nous allons préserver l'ensemble des modalités pour acheter, échanger ou se faire rembourser les billets", a-t-il dit. "En revanche, ce qui va être exigé à partir de début août, c'est la présentation d'un pass sanitaire, donc la présentation de vaccins ou de tests, pour pouvoir prendre ces modes de transport longue distance".

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"Ça concernera essentiellement les TGV et les Intercités, les cars qui font des trajets interrégionaux, et les trajets domestiques en avion", a indiqué M. Djebbari. Les trajets en avion vers l'étranger sont déjà soumis au pass sanitaire. "Ça concerne environ 500.000 personnes par jour. Nous allons préciser les modalités, notamment avec la SNCF, dans les heures qui viennent", a dit le ministre.

Qui fera les contrôles?

Comme l'a annoncé Emmanuel Macron, dès le 21 juillet, le pass sanitaire -test covid négatif ou attestation de vaccination- sera donc en vigueur dans les "lieux de loisirs et de culture" rassemblant plus de 50 personnes, à partir de 12 ans. Début août il sera étendu aux cafés, restaurants, centres commerciaux, ainsi qu'aux avions, trains, cars longs trajets et aux établissements médicaux.

Reste une question-clé: qui contrôlera ces pass, et quand?

"De plus en plus de personnes utilisent le format digital, nous travaillons avec (le secrétaire d'Etat à la Transition numérique) Cédric O pour faire le lien entre réservation et pass sanitaire. Au niveau des contrôles, un certain nombre de trains sont accessibles (...) après un filtre. Il y a possibilité, en lien avec les personnels des gares, des forces de l'ordre et éventuellement avec l'aide de contrôles dans les trains, de mettre en place des dispositifs de contrôle efficaces" a indiqué Jean-Baptiste Djebbari.

"Nous allons avoir des contrôles assez systématiques notamment au moment des grandes affluences en gare, et procéder par contrôles aléatoires y compris à bord".

Outre les passagers, le pass sanitaire devrait s'appliquer à tous les salariés "qui sont en contact" avec les passagers, dans tous les secteurs du transport longue distance. "Les modalités sont en cours de discussion. Pour prendre un exemple concret, le contrôleur de la SNCF devra être titulaire d'un pass sanitaire".

Le syndicat Sud Rail a décrit cette mesure comme "impossible" dans un communiqué. "En l'état, le nombre de cheminot-e-s, l'organisation du travail et l'absence de personnels dans de nombreuses gares rendent concrètement impossible la mise en place d'un tel dispositif pour les 750 TGV (300.000 voyageurs en moyenne) et 220 trains Intercités quotidiens (100.000 voyageurs)". 

Le syndicat refuse par ailleurs que le contrôle soit confié aux contrôleurs à bord des trains "pour des questions de sûreté des personnels et de prise en charge des usagers en infraction".

La rédaction de RMC avec AFP