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Négociations de salaires chez Total: compromis trouvé avec la CFDT, la CGT dénonce une "mascarade"

Le drapeau Total, flottant devant le siège du groupe à La Défense. (Photo d'illustration)

Le drapeau Total, flottant devant le siège du groupe à La Défense. (Photo d'illustration) - ALAIN JOCARD / AFP

Malgré des négociations durant une grosse partie de la nuit, la CGT n'a pas signé d'accord avec TotalEnergies. De leurs côtés, la CFDT et la CFE-CGC devraient accepter les conditions proposées par la direction: 7% d'augmentation sur les salaires et des primes allant de 3.000 à 6.000 euros.

C'est ce vendredi le 18e jour de grève et il n'y a toujours pas d'accord signé entre TotalEnergies et la CGT. Après 7h30 de négociations, seules la CFDT et la CFE-CGC, majoritaires à 56% à deux, se sont dits favorables aux conditions proposées par la direction du groupe.

Cet accord comprend une augmentation de 7% des salaires dès le mois de novembre et 3.000 à 6.000 euros de prime.

"On estime que le compromis est trouvé, on a bien conscience qu’il faut sortir de la crise et on pense que l’accord majoritaire qui pourrait être trouvé permettrait déjà d’apaiser un certain nombre de situations critiques", affirme Geoffrey Caillon, coordinateur CFDT.

"Les propositions sont insuffisantes"

C'est le pétrolier qui avait convié les quatre syndicats représentatifs à négocier en urgence, sous pression du gouvernement et de la grève. Les négociations ont commencé à 20h et se sont achevées vers 3h30. La CGT, elle, est partie à 2h.

"On a assisté à une mascarade, le compte n’y est pas. On avait une direction qui avait les moyens d’aller convaincre les grévistes de reprendre le travail, aujourd’hui les propositions qui sont sur la table sont largement insuffisantes. On voit que la direction nous dirige vers un scénario à la Esso-ExxonMobil", a expliqué Alexis Antonioli, secrétaire général CGT de la plateforme TotalEnergies Normandie.

Appel à une grève nationale mardi

"Ces syndicats qui viendraient signer finalement un accord au rabais, ça ne change rien à la mobilisation, ça ne changera rien à l’état d’esprit et à la détermination des grévistes, mais on pense que ça ne sera pas de nature à reprendre le travail", ajoute-t-il.

La grève devrait donc continuer chez TotalEnergies tout comme la pagaille aux stations-service. Un appel à une grande journée de grève nationale mardi 18 octobre a aussi été lancé.

La rédaction avec Siam Spencer