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En Ile-de-France, on ne sait pas faire face à la neige

Des transports perturbés, des naufragés de la route… Après la grosse pagaille en Ile-de-France, Valérie Lacroute, députée-maire de Nemours (LR) et co-présidente d’Avenir-Transports, demande dans Bureau de vote sur RMC "un retour d'expérience" des services et des autorités de l'Etat afin qu'un tel "chaos" ne se reproduise pas.

1.500 à 2.000 automobilistes bloqués sur la N118, des embouteillages dantesques (record battu, avec 739 km de bouchons), des centaines d'usagers hébergés dans des gares parisiennes… La neige a créé un véritable chaos depuis mardi soir. Invitée de Bureau de vote sur RMC, Valérie Lacroute, députée-maire de Nemours (LR) et co-présidente d’Avenir-Transports, a appelé les autorités à "un retour d'expérience" afin qu'une telle situation ne se reproduise plus. "En Ile-de-France, on ne sait pas faire face à la neige. A chaque épisode neigeux on est dans une situation catastrophiques", a-t-elle d'abord constaté.

"Il y a besoin d'un retour, d'un débriefing de ce qu'il s'est passé cette nuit. Ce n'est pas possible de revivre un évènement comme en 2010 où les automobilistes dorment dans leur voiture (…) On a vu les communes qui ont ouvert leur gymnase, les pompiers, les gendarmes, la police… tout le monde fait le maximum et on se retrouve pourtant dans une situation chaotique. Il y a vraiment un besoin d'un retour d'expérience de ce qu'il s'est passé cette nuit".

"On voit bien l'état de nos routes"

Valérie Lecoutre, qui fait partie de la commission des finances de l'Assemblée nationale estime également qu'il faut "continuer à dépenser de l'argent dans nos infrastructures". "On voit bien l'état de nos routes. Les budgets sont plutôt en berne, que ce soit pour MétéoFrance, Vigicrues…". Elle note également que "dans ces situations, il y a besoin d'informer et de sensibiliser les populations pour leur permettre d'adapter leur comportement, ou de ne pas prendre leur voiture. Dans ces cas de figures, il faudrait demander aux entreprises d'inciter leurs salariés à partir plus tôt."

P. G. avec J-J. Bourdin