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Percuté par une trottinette, son bébé est victime d’un traumatisme crânien: "À Paris c'est le Far West!"

Entrée en guerre contre les trottinettes après que sa femme et son enfant aient été percuté par un des engins en libre service, Arnaud Kiebalsa a porté plainte contre la mairie de Paris.

La guerre entre piétons et trottinettes continue à Paris. Si la mairie de la capitale a pris des mesures drastiques jeudi, annonçant notamment l’interdiction de stationner sur les trottoirs, des procédures judiciaires sont toujours en cours après des accidents de la circulation impliquant des piétons notamment.

C'est le cas de Arnaud Kiebalsa dont la femme et le nourrisson ont été renversés par un jeune en trottinette le 20 mai dernier. Son bébé a subi un traumatisme crânien léger, tandis que sa épouse a été plus légèrement blessée. Dans la foulée de l'accident, il a décidé de porter plainte contre la municipalité qu'il juge responsable: "On a porté plainte parce qu'on s'est rendu compte que ce genre de moyen de locomotion n'était pas du tout encadré", a-t-il expliqué sur RMC ce vendredi.

"La trottinette n'a pas sa place dans nos villes"

"On est un petit peu au Far-West. La commune de Paris, malgré les annonces de madame Hidalgo fait figure d’exception qui fait qu’on a un nombre de trottinettes unique au monde. On est la capitale mondiale de la trottinette", assure-t-il.

"Après mûre réflexion, observation et étude du cas, la trottinette n’a pas sa place dans nos villes" estime-t-il, ajoutant que les engins n’ont pas non plus leur place sur la chaussée, dénonçant le free-floating, la pratique de la mise à disposition libre pour les usagers d’engins directement dans l’espace public.

Très encadrées à Londres, interdites à New York

"Le plus gros opérateur, Lime n’a pas de responsabilité civile quand vous empruntez son matériel. Vous tombez vous vous cassez une jambe c’est pour votre pomme", fait valoir Arnaud Kiebalsa.

Depuis l'apparition des trottinettes sur la voie publique en juillet 2018, de nombreux Parisiens sont vent debout contre les engins, accusés notamment d'empiéter sur les trottoirs. Mal garées, en trop grand nombre et souvent devant des passages piétons, des portails d'immeubles ou des bouches de métros, les trottinettes sont dans le viseur de la municipalité depuis le début de l'année. Si Paris n'a pas interdit les engins, Londres et New York ont eu moins de scrupules. La capitale anglaise a interdit le libre-service et n'a laissé qu'une seule entreprise opérer sur place tandis que la municipalité de la "grosse pomme" les a tout simplement bannies.

Guillaume Dussourt