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Les trottinettes interdites de stationnement sur les trottoirs à Paris: "Si on perd 5 minutes à chercher un emplacement, ça n’a plus d'intérêt"

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a déclaré lors d'une conférence de presse jeudi que les trottinettes n'auront plus le droit de stationner sur les trottoirs à partir de juillet. Les usagers risqueront une amende de 49 euros.

Les trottoirs aux piétons. La maire de la capitale, Anne Hidalgo, a annoncé lors d’une conférence de presse jeudi que les trottinettes n’auront plus le droit de stationner sur les trottoirs à partir de juillet. Elles devront obligatoirement être déposées sur les emplacements de stationnement des voitures, des scooters ou vélos. La mairie a aussi annoncé créer 2500 nouvelles places réservées aux trottinettes. En cas de non-respect de cette nouvelle règle les contrevenants s’exposeront à une amende de 49 euros.

Dans les rues de Paris, les avis sont partagés. Il y a tout d’abord ceux comme Marina qui sont favorables à cette interdiction de stationner sur les trottoirs.

"Je trouve ça bien déjà parce que déjà, il y en a partout, elles sont garées n’importe où. Par exemple pour les personnes handicapées, elles ne peuvent pas passer sur les trottoirs donc ça pose des problèmes", affirme-t-elle. 

De son côté Julien, utilisateur régulier de trottinettes en libre-service, s’inquiète. Il a peur que l’utilisation devienne trop contraignante. "Il faut que ça reste flexible et qu’on n’ait pas à chercher un endroit disponible. On est souvent sur le dernier kilomètre donc si on perd cinq minutes à chercher un emplacement, ça n’a plus aucun intérêt", estime le jeune homme. 

La vitesse limitée à 8 km/h dans les zones piétionnes

Chez Lime, principal opérateur de trottinettes électrique en libre-service, on a déjà pris les devants en ne stationnant plus ces engins sur les trottoirs. De nombreux emplacements sont disponibles pour Arthur-Louis Jacquier, directeur Général de l’entreprise.

"Sur les parkings vélos, deux roues-motrices, les stationnements voitures plus 2500 emplacements spécifiques. En plus, on va avoir une équipe de 50 personnes sur le terrain, tous les jours, pour déplacer les trottinettes mal garées et faire de la sensibilisation avec les usagers", affirme-t-il. 

Et pour participer au financement de la mairie pour les emplacements dédiés, chaque opérateur devra payer une taxe d’une cinquantaine d’euros par an et par trottinettes. 

Les opérateurs sont également invités à brider la vitesse maximum à 20 km/h, au lieu de 25 km/h, une vitesse qui sera même limitée à 8 km/h dans les zones piétonnes, et le port du casque sera recommandé.

Martin Juret avec Guillaume Descours