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Train: Clément Beaune veut "un réinvestissement très fort sur le réseau"

Ministre délégué chargé des Transports, Clermont Beaune estime dans "Les Grandes Gueules" ce mercredi sur RMC et RMC Story qu’il faut investir dans le réseau pour contribuer à régler les problèmes de trains.

Seize heures de retard sur une ligne, de multiples annulations sur d’autres… Le trafic des trains est victime de perturbations cet été. Et la canicule n’explique pas tout. Dans "Les Grandes Gueules" ce mercredi sur RMC et RMC Story, Clément Beaune, le ministre délégué chargé des Transports, admet qu’il faut "un réinvestissement très fort sur le réseau".

"Il y a des problèmes, on ne va pas se mentir, reconnait Clément Beaune. Il y a eu des difficultés, qui ne sont pas du même ordre. La canicule, des retards sur certaines lignes… Il y a des lignes où les problèmes sont récurrents, comme Paris-Clermont. Il faut quand même qu’on soit fier de ce qui marche bien. On parle toujours des trains qui n’arrivent à l’heure. La plupart arrive à l’heure. Quand on regarde les indicateurs, la performance et la ponctualité se sont améliorées. Il y a un problème de fond, qui n’est pas très sexy pour les politiques parce que ça ne soit pas à court terme. C’est le réseau. Il vieillit, en France. Il est deux fois plus vieux, en moyenne, que chez nos grands partenaires et amis européens. On n’a pas assez investi dans le réseau."

"C’est fondamental"

En France, les choix d’investissement se sont portés surtout vers la grande vitesse. "Tant mieux, c’est un avantage français aussi, ça a permis de développer beaucoup de grandes métropoles, souligne le ministre chargé des Transports. C’est une bonne chose, on est le meilleur pays en Europe pour la grande vitesse. Mais ça coûte très cher. Et parfois, on a délaissé l’entretien." Pour le membre du gouvernement, il va donc falloir désormais se recentrer sur le réseau.

"Comme on ne peut pas tout faire, il y a des débats qu’on doit avoir au parlement, avec tous les élus locaux, explique Clément Beaune. Est-ce qu’on privilégie de nouvelles lignes ou des réouvertures de lignes, qu’on appelle parfois les petites lignes? Et je crois qu’il en faut, c’est important pour l’écologie, pour l’accès dans certains territoires. Ou est-ce qu’on met le paquet sur le réseau? Quand vous êtes ministre, que vous dites qu’on va réinvestir sur le réseau, ça ne se voit pas. A court terme, vous n’avez pas un ruban à couper et un nouveau train qui va avancer. Mais je pense qu’aujourd’hui, c’est fondamental. La priorité que je veux qu’on ait, c’est de mettre le plus d’argent possible, 3 milliards d’euros par an aujourd’hui et on va essayer encore plus, sur le réseau. Il faut qu’on ait le moins possible de retards et de problèmes techniques."

LP