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Pâques: du chocolat imprimé en 3D, ça existe déjà

En ce lundi de Pâques, Anthony Morel a bien sûr évoqué le chocolat dans "Estelle Midi" sur RMC et RMC Story. Même dans ce domaine, la technologie a son mot à dire, avec les imprimantes 3D notamment, qui commencent à séduire les chocolatiers professionnels.

Vous savez qu’on peut tout imprimer en 3D, de la figurine à la maison. La nourriture ne fait pas exception. Il existe aujourd’hui ce qu’on appelle des imprimantes 3D alimentaires, capables de fabriquer des plats divers et variés, de toutes les formes et de toutes les tailles, en utilisant non pas du fil plastique comme pour une imprimante 3D traditionnelle, mais des éléments comestibles… On peut citer la startup américaine Cocoa press, qui a conçu une imprimante à chocolat destinée aux chocolatiers, ou aux particuliers très motivés, puisque ça coûte quand même 5.000 dollars. Le principe: on part d’un modèle informatique, un œuf, un lapin, on met son chocolat à l’intérieur de l’imprimante et la machine va recréer le modèle sous vos yeux, en déposant de très fines couches, de l’ordre de deux dixièmes de millimètre d’épaisseur, puis une autre, puis encore une autre, un peu comme un millefeuille. Une fois l’assemblage fini, il n’y a aucune trace, le chocolat est parfaitement lisse.

A quoi ça sert ? Deux gros avantages. D’abord, ça permet d’avoir des formes qu’on ne peut pas ou très difficilement reproduire avec un moule traditionnel: des torsades dans tous les sens, des creux, des vides… Et puis surtout, on peut personnaliser à l’extrême: le client peut envoyer au chocolatier une image, une photo, un dessin de son choix, le prénom de sa fiancée, et le pâtissier ou le chocolatier peuvent créer exactement le motif à la demande et à la taille et avec le chocolat de son choix. Ça ne change rien à la qualité du chocolat, qui est toujours fait maison, c’est juste un nouvel outil de création au service des chocolatiers.

Des cookies et des pizzas imprimés en 3D

Est-ce qu'on peut fabriquer d'autres aliments? Pour rester dans le sucré, il existe des imprimantes à bonbons, à gâteaux ou à biscuits. Exemple, des cookies imprimés en 3D: vous mettez la pâte et le chocolat dans de grosses cartouches, vous choisissez un dessin et l’imprimante va recréer la forme de votre choix. Des pizzas aussi. On va avoir une première couche pour la pâte, ensuite la sauce tomate. La Nasa veut d’ailleurs en équiper ses astronautes, en attendant de les voir arriver dans nos cuisines. Ça intéresse d’ailleurs aussi tous les géants de l’agroalimentaire. Barilla, célèbre marque de pâtes, travaille sur des pâtes imprimées en 3D, complétement personnalisables. En forme de roses pour fêter votre anniversaire de mariage, par exemple. Plutôt que d’acheter des boîtes de pâtes, on achèterait des cartouches qu’il suffirait de placer dans l’imprimante et qui sculpteraient les pâtes dans la forme qu’on aurait choisie.

Et ces imprimantes alimentaires, on pourrait les voir arriver dans nos cuisines, entre le frigo et le micro-ondes. Ça commence déjà. Plusieurs modèles sont sur le marché, comme la Foodini, avec différentes buses qui peuvent contenir de la pâte, de la viande hachée, du houmous, du guacamole… Ou encore le Pancakebot, une imprimante à crêpes. Le principe: une plaque chauffante et au-dessus, une bouteille qui contient de la pâte à crêpes et qui va distiller cette pâte sur la plaque, au goutte à goutte, selon un modèle, un patron prédéfini par ordinateur. La machine va recréer le motif de votre choix sous forme de crêpe: un animal, la Tour Eiffel, un masque de Spiderman, n’importe quel dessin… Elle est désormais commercialisée autour de 300 euros. L’avantage de ces machines, c’est qu’elles permettent, au-delà de la personnalisation, de quantifier précisément les apports caloriques, pour les sportifs de haut niveau ou les diabétiques.

Anthony Morel