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Affaire Théo: "dans ces quartiers-là, il y a une répression plus forte qu’ailleurs qui s’abat"

Des incidents ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi à Argenteuil en réaction à l’affaire Théo. Une réaction qui ne surprend pas la Grande Gueule Charles Consigny.

Bobigny samedi, Argenteuil dimanche. En réaction à l’affaire Théo, le week-end a été émaillé d’incidents en banlieue parisienne. Les rapports entre les jeunes des quartiers et la police semblent d’ailleurs de plus en plus irréconciliables. Faut-il craindre un embrasement des banlieues? C’est la question posée par les Grandes Gueules lundi. Pour Charles Consigny, le ras-le-bol peut se comprendre. "La politique de droite a échoué par son côté trop sécuritaire. Et la politique de gauche, en faisant du misérabilisme et de la victimisation, a échoué aussi. La réalité, c’est que ce sont des zones de non-droit où la loi ne s’applique pas exactement pareil que sur le reste du territoire. La délinquance est trop forte", dénonce la Grande Gueule.

Pour Charles Consigny, l’exaspération qui monte peut se comprendre. "Ce sont des zones, et je sais que certains vont hurler, où il y a une répression plus dure qu’ailleurs qui s’abat. En effet, il y a des contrôlent tout le temps. Moi, je suis désolé, mais de toute ma vie, je ne me suis jamais fait contrôler mon identité par un policier sur la voie publique. Jamais. On ne m’a jamais demandé de présenter ma carte d’identité. Et je pense que je ne réagirais pas forcément bien si on me demandait comme ça de présenter mes papiers de but en blanc. D’ailleurs je ne me balade pas avec mes papiers sur moi", raconte Charles Consigny.

Les GG (avec A.M.)