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Faites honneur à votre intelligence: ambiance électrique entre Jean-Luc Mélenchon et Charles Consigny sur le plateau des Grandes Gueules

DOCUMENT RMC - Le leader de la France insoumise était l'invité exceptionnel des "Grandes Gueules", ce lundi matin.

Les joutes verbales de la présidentielle sont lancées. Comme pour s'échauffer avant un débat, le candidat de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, invité ce lundi des "Grandes Gueules", a eu quelques prises de bec, notamment avec l'avocat Charles Consigny. C'est ce dernier qui a débuté les hostilités en assurant à Jean-Luc Mélenchon que c'était "le système capitaliste libéral que vous n'aimez pas", qui avait permis à la planète d'enfin sortir de la pandémie de Covid-19

"Ce n’est pas vrai. Il y a dix milliards d’argent public mis dans la recherche en France. Sanofi, a été incapable de produire un vaccin. Ils ont privilégié les recherches sur des gadgets rentables à court terme", lui a rétorqué passablement énervé Jean-Luc Mélenchon.

Et ce n’était que le premier point de désaccord entre l’avocat et le candidat. Dans ses grandes mesures sur le plan social, le candidat LFI veut prendre les profits du Cac 40 pour éviter la redistribution aux actionnaires.

En gros, il veut une année blanche pour les profits du Cac 40: "Le président a dit qu’on était en guerre, et bien puisqu’on est en guerre, les profiteurs de crise vont passer à la caisse. Avec ça, il y a de quoi payer un salaire à revenu moyen à 1 million de personnes pendant 1 an. Il faut s’occuper des gens, il y a urgence", a-t-il plaidé.

"Cette proposition, c’est comme tout le reste, vous n’avez que des mesures à court terme et vous vous en sortez en disant 'après, c’est la vie'. Respectez le travail des gens. Sur votre parcours il n’y a jamais eu d’entreprises privées", lui a rétorqué Charles Consigny.

"Faites honneur à votre intelligence, donnez des arguments solides, vous en êtes capables", a lancé Jean-Luc Mélenchon rendant coup pour coup.

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"Votre petite tête de Bolsonaro"

De quoi pousser l'avocat à attaquer de nouveau: "Vous êtes manifestement mal à l’aise, vous passez votre temps à m’interrompre. Vous êtes comme ces vieux apparatchiks qui savent ne pas faire la grimace. C’est comme en Chine, où ils n’ont aucune expression sur le visage et pourtant ils sont très durs", a assuré Charles Consigny.

Des propos qui ont poussé Jean-Luc Mélenchon à ironiser: "Il ne vous manque plus que Cuba et le Venezuela pour faire votre petite tête de Bolsonaro", a-t-il assené à l'avocat avant que ce dernier s'interroge sur la nécessité revendiquée du député de Marseille de quitter l'Otan pour vouloir rejoindre l'alliance Bolivarienne, une alliance politique et économique créé en 2004 par le dirigeant cubain Fidel Castro et le vénézuélien Hugo Chavez, qui se veut anti-atlantiste et compte en son sein 11 pays d'Amérique du sud et des Caraïbes.

"Cela prouve que vous ne savez ce qu’est l’alliance bolivarienne qui n’a rien à voir avec l’Otan. C’est dommage parce que vous êtes un garçon brillant, vous devriez faire plus d’études", lui a lancé Jean-Luc Mélenchon, mi-amusé, mi-lassé.

Alors Charles Consigny a tenté le tout pour le tout afin de déstabiliser le candidat à la présidentielle en évoquant son supposé patrimoine, "le plus gros de 2017" parmi tous les candidats.

Raté: "Ce n'est pas vrai. Vous savez où vous êtes allés trouver ça? Dans la propagande de l'extrême-droite. Je possède un appartement à Paris et une maison de campagne, à 70 ans, c'est pas mal. Terminé maintenant", a asséné le leader de la France Insoumise.

Une entrée en matière qui promet à 7 mois de l'élection présidentielle et alors que tous les candidats ne sont pas encore connus. A droite, la bagarre fait rage et une primaire pour désigner le candidat n'est pas toute à fait exclue. Les écologistes cherchent aussi leur candidat tandis qu'on n'est pas plus avancé à gauche, malgré la candidature annoncée dimanche de la maire de Paris Anne Hidalgo.

G.D.