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"Les 'anti-système' commencent à m'emmerder, la démocratie, ce n'est pas la rue": ça chauffe sur le plateau des "GG" après des manifestations contre le pass sanitaire

Pour certains sur le plateau des "Grandes Gueules", les manifestants contre le pass sanitaire sont peu nombreux en comparaison avec ceux qui se sont rués sur des créneaux de vaccination après l'allocution d'Emmanuel Macron.

Les chiffres et rien que les chiffres. Environ 19.000 personnes ont manifesté en France en ce 14 juillet contre les nouvelles mesures liées au pass sanitaire et à la vaccination annoncées lundi par Emmanuel Macron. "Contre la dictature", "contre le pass sanitaire", pouvait-on entendre dans les rangs des manifestations disséminées un peu partout sur le territoire

Des rassemblements qui exaspèrent certains alors que la France est restée confinée et soumise à un couvre-feu d'octobre à juin et que le variant Delta menace. Les cas remontent légèrement tandis que la vaccination, avant le discours du président de la République, marquait le pas. De quoi inquiéter et énerver, notamment Johnny Blanc, le sociétaire des "Grandes Gueules" qui déplore des manifestations politiques.

"Il ne faut pas en parler à longueur de semaine de ces gens. 20.000 manifestants dans la rue, 2 millions qui réservent un vaccin en deux jours, cherchez l'erreur. Ces gens-là ce sont des gens qui font un acte politique pur et simple. Ils ne sont pas anti-vaccins ils veulent juste dire 'je fais ce que je veux'. Une infirmière disait, 'j'ai pas étudié le problème mais je suis libre de mourir de ce que je veux'. On avance bien avec des raisonnements à la con comme ça!", a-t-il lancé ce jeudi sur le plateau des "Grandes Gueules".

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"Je ne crois pas à un mouvement anti-vaccination"

Le fromager estime que la "sacro-sainte liberté", des opposants au vaccin s'arrête là où commence la sienne: "Je n'ai pas envie d'aller au restaurant et me faire contaminer par des gens tellement stupides qu'ils refusent un vaccin. Ces gens ont des enfants à qui ils ont fait des vaccins pour aller à l'école, les infirmières aussi, sans quoi elle ne travaille pas. Quand ils sont malades, ils vont chez le médecin et se gavent de drogues, ils ne savent pas ce qu'il y a dedans mais ils les prennent quand même et là ils deviennent tous médecins!", peste Johnny Blanc très remonté.

"Tous les 'anti-systèmes' commencent vraiment à m'emmerder parce que dans notre pays, on n'avancera plus puisque tu ne peux plus rien faire. La démocratie, ce n'est certainement pas la rue. La première légitimité qu'on a c'est d'aller voter", conclu-t-il.

Pour Joëlle Dago-Serry, ceux qui étaient dans l'hésitation et l'attente avant le vaccin font partie des deux millions à avoir réservé un créneau de vaccination dans la foulée de la prise de parole: "C'est la vaccination qui a pris de l'ampleur, je ne crois pas à un mouvement anti-vaccination qui prenne de l'ampleur", assure-t-elle.

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G.D.