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3 et 4 ans de prison ferme pour les agresseurs du couple de policiers à Othis: "Ce n'est que de la com'!"

Les deux frères âgés de 27 et 24 ans ont été condamnés à 3 et 4 ans de prison pour "violences en réunion sur personnes dépositaires de l’ordre public".

Emmanuel Macron avait promis que les agresseurs d'un couple de policiers, la semaine dernière en Seine-et-Marne, seraient "retrouvés et punis": deux frères de 27 et 24 ans ont été condamnés mercredi à de la prison ferme. Le tribunal correctionnel de Meaux est allé au-delà des réquisitions. 

Le 4 juillet vers 21H00 à Othis, en Seine-et-Marne, le couple de policiers sort du domicile d'une amie, également nounou de leur fille de trois ans. Les deux frères, qui résident chez leurs parents à 50 mètres de là, passent en voiture. L'aîné reconnaît la policière qui l'a déjà contrôlé à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). 

L'aîné, en récidive, a été condamné à six ans de prison, dont 18 mois avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans. Son frère, qui avait pour toute mention dans son casier une conduite sous stupéfiants, a été condamné à quatre ans, dont six mois avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans.

"C'est un signal fort lancé" selon Fabien Vanhemelryck, représentant du syndicat de police Alliance.

"C'est une très bonne chose car ça donne un signal à tous les agresseurs des policiers. Je n'oublie pas tous nos collègues, qui sont agressés tous les jours, dans toute la France, et qui ne bénéficient pas des mêmes choses, dont les agresseurs qui repartent impunis" a-t-il expliqué.

Colère de l'avocate

Le parquet avait requis quatre ans de prison, dont un an avec sursis, à l'encontre du premier, et trois ans dont six mois avec sursis à l'encontre du second. Les jeunes hommes, qui avaient été placés en détention provisoire dimanche dans l'attente de ce procès en comparution immédiate, sont retournés en prison. Apparus sonnés à l'énoncé du jugement, ils avaient un peu plus tôt dit "regretter" les violences commises. 

Louise Tort, l'avocate des deux accusés se réserve encore la possibilité de faire appel et a mis en cause une décision trop sévère:

"Ce dossier, c'est de la comm'! Oui, on protège nos forces de l'ordre, on sait qu'elles font un métier difficile et dans des conditions extrêmement périlleuses, mais aujourd'hui, on nous met deux têtes sur le billot, quitte à ce que ce ne soit pas le bon dossier".
La rédaction de RMC