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Affaire de la petite Fiona: "On est passé à côté et c'est l'enfant qui a payé le prix ultime"

Le procès de la mère et du beau-père de la petite Fiona s'ouvre ce lundi devant les assises du Puy-de-Dôme. La petite fille de 5 ans est morte il y a 3 ans. Son corps n'a jamais été retrouvé. Sept associations de protection de l'enfance se sont portées parties civiles.

C'est le procès du mensonge qui commence ce lundi devant les Assises du Puy-de-Dôme, à Riom. La mère de la petite Fiona et son ex-compagnon, avaient croire à la France entière à l'enlèvement de cet enfant de cinq ans, avant d'avouer sa mort.

La fillette serait morte sous les coups et aurait été enterrée. Les deux accusés se rejettent la faute, mais aucun des deux n'a pour l'instant été capable de dire où reposait la petite fille.

Sept associations de protection de l'enfance se sont constituées parties civiles. Parmi elles, l'association La Voix de l'Enfant. Sa présidente, Martine Brousse, invitée de Bourdin Direct ce lundi, estime que les maltraitances envers la petite fille auraient pu être repérées: "La petite Fiona est allée deux fois à l'hôpital, comment on ne se pose pas la question d'une maltraitance? Pourquoi l'entourage ne s'est pas mobilisé?"

"Il faut mettre l'enfant au coeur des priorités"

"Au-delà de ça il faut mettre l'enfant au cœur des priorités, il faut le sortir d'une famille où il y a de la violence", estime-t-elle. "Une fois encore on est passé à côté, et c'est l'enfant qui a payé le prix ultime".

Un des autres associations L'Enfant bleu a publié un livre blanc: 20 propositions chocs pour éviter de nouvelle tragédies.

Ils risquent jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle. Verdict attendu en fin de semaine prochaine.

P.B.