RMC

Aménagements des rythmes scolaires à Combs-la-Ville: "C'était un leurre"

A Combs-la-Ville, le maire a décidé de supprimer les activités périscolaires prévues par la réforme

A Combs-la-Ville, le maire a décidé de supprimer les activités périscolaires prévues par la réforme - AFP

Depuis lundi, la mairie (UMP) de Combs-la-Ville en Seine-et-Marne a décidé de supprimer purement et simplement les ateliers périscolaires prévus par la réforme. RMC s'est rendue sur place pour savoir comment parents et enfants réagissent à cette décision.

La réforme des rythmes scolaires n'en finit plus de faire parler d'elle. Plus d'un an après le début de son application et plus de quatre mois après sa généralisation à l'ensemble du territoire, la nouvelle organisation du temps scolaire continue de faire débat. Preuve en est, ce lundi, la mairie (UMP) de Combs-la-Ville en Seine-et-Marne a décidé de supprimer purement et simplement les ateliers périscolaires prévus par la réforme.

Pour justifier cet abandon, le maire, Guy Geoffroy, évoque ce mardi sur RMC l'impossibilité de recruter suffisamment d'animateurs compétents pour mettre en place ces activités. "On n'a pas réussi à recruter les 150 animateurs compétents, titulaires du BAFA comme nous le souhaitions. En effet, recruter des personnes de 15h15 jusqu'à 16h30, deux à trois fois par semaine, ce n'est pas évident" assure-t-il.

"Une grande récréation"

C'est pourquoi cet élu renonce à organiser ce qui s'apparente, selon lui, à de la "garderie". "Pour nous, organiser les activités périscolaires, c'était permettre à tous les enfants concernés de disposer d'activités leur apportant quelque chose. Or ce n'est pas le cas lorsqu'on fait de la surveillance d'une grande récréation de fin de journée".

Une "garderie" confirmée par les parents et enfants rencontrés par RMC. Ainsi, Inaya, 8 ans, raconte ce qu'elle faisait lors du temps imparti à ces activités : "On jouait au cerceau, à l'élastique ou sinon on faisait des dessins dans la cour". Rien à voir avec ce qui était prévu donc. "On nous avait vendu du sport, de la musique. Là, j'étais à 100% partante mais en réalité c'était un leurre", confirme cette mère de famille.

"On subit"

Concrètement, les 2 000 écoliers de la commune ont donc depuis hier une pause déjeuner plus longue, et la classe dure désormais jusqu'à 16h l'après-midi, au lieu de 15h30 avant les vacances. Parents et enfants vont donc avoir leur emploi du temps modifié en plein milieu d'année scolaire. "J'ai la chance de pouvoir me déplacer et d'arranger mes horaires mais c'est quand même compliqué. C'est vrai qu'on est un peu devant le fait accompli. On n'a pas le choix, on subit".

A noter que l'inspection académique à valider le choix de Combs-la-Ville puisque celle-ci reste dans la légalité en préservant les cinq demi-journées de cours par semaine.

Maxime Ricard avec Marie Regnier