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Après Borloo, la majorité fait pression sur Morin

Après l'abandon-surprise dimanche soir de Jean-Louis Borloo, la majorité appelle le centriste Hervé Morin à renoncer lui aussi à se présenter à la présidentielle de 2012. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Après l'abandon-surprise dimanche soir de Jean-Louis Borloo, la majorité appelle le centriste Hervé Morin à renoncer lui aussi à se présenter à la présidentielle de 2012. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau - -

PARIS (Reuters) - La ministre de la Formation professionnelle Nadine Morano a appelé mardi le centriste Hervé Morin à renoncer lui aussi à se...

PARIS (Reuters) - La ministre de la Formation professionnelle Nadine Morano a appelé mardi le centriste Hervé Morin à renoncer lui aussi à se présenter à la présidentielle de 2012, après l'abandon-surprise dimanche soir de Jean-Louis Borloo.

Le désistement du président du Parti radical, que même ses partisans ont appris à la dernière minute, a relancé les appels à l'unité derrière Nicolas Sarkozy, en grande difficulté dans les sondages et pour lequel les candidatures dissidentes sont donc lourdes de dangers.

Nadine Morano a mis en garde l'ancien ministre de la Défense Hervé Morin, qui entend représenter le centre en 2012.

"Je pense que cette candidature serait inutile et apporterait de la division", a-t-elle dit sur Canal+.

Sur RTL, le ministre des Transports Thierry Mariani avait déjà exprimé un point de vue identique sur Hervé Morin, mais aussi sur Dominique de Villepin et Christine Boutin, autres possibles candidats dissidents.

"Je vois mal comment on peut se dissocier d'un gouvernement qu'on a longtemps soutenu pour au moins deux d'entre eux", a-t-il déclaré.

Hervé Morin maintient pour l'instant son intention, sans cependant avoir officialisé un acte de candidature.

Il est concurrencé au centre par François Bayrou, seul centriste à n'avoir pas participé aux gouvernements depuis 2007 et qui revendique une indépendance par rapport à l'UMP comme au Parti socialiste.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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