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Arrivée des grandes marées: "On est un peu sur le pied de guerre"

REPORTAGE RMC - A partir de ce vendredi et jusqu'à dimanche, de fortes vagues vont déferler des côtes de la Manche jusqu'au pays Basque. Les communes situées sur le littoral redoublent donc vigilance. C'est le cas au Croisic (Loire-Atlantique) où les habitants sont particulièrement inquiets face au risque de submersion.

Les grandes marées arrivent. De vendredi et jusqu'à dimanche, de fortes vagues vont en effet déferler des côtes de la Manche jusqu'au pays Basque. Par exemple sur le littoral Atlantique, le coefficient de marée prévu aujourd'hui et demain est de 118 sur un maximum de 120 ! Alors certes, le spectacle devrait être impressionnant mais le phénomène est aussi très dangereux car il pourrait submerger le littoral. C'est pourquoi la vigilance est de mise. C'est le cas au Croisic (Loire-Atlantique) où la commune a proposé des sacs de sable aux habitants concernés par un risque de submersion.

Par exemple, Denis, propriétaire d'une petite crêperie dans le port à même pas cinq mètres de l'océan, a décidé de prendre toutes les mesures de précaution possibles : il va la barricader, comme il l'explique à RMC. "On va poser des bâches devant les portes et bloquer avec des sacs de sable pour que ça soit à peu près étanche. Mais bon l'eau, on a beau essayer de l'empêcher de rentrer, quand elle veut entrer, elle entre", raconte-t-il, quelque peu fataliste. Et de croiser les doigts: "J'espère que ça ne va pas monter trop haut".

Le précédent Xynthia

Il faut dire qu'en 2010, au moment de la tempête Xynthia, Denis s'était retrouvé avec près d'un mètre d'eau dans sa crêperie. Au total, au Croisic, cette tempête avait inondé près de 80 maisons, dont celle de Marylise. "On est toujours un petit peu sur la défensive quand il y a des grandes marées, explique-t-elle. Alors on est allé chercher des sacs de sable et on remonte tout ce qui est prises électriques". Elle ajoute, comme pour justifier tant de précaution; "On s'était un peu laissé piégé par Xynthia donc maintenant on est plus attentif. On est un peu sur le pied de guerre".

Traumatisées aussi par la tempête, la mairie et la préfecture font preuve de la plus grande prudence. "L'aggravation qu'il peut y avoir au Croisic c'est que pour entrer dans un certain nombre d'habitation il faut descendre deux marches. Donc l'eau ne ressort pas. C'est ce qu'on avait connu avec Xynthia", souligne Claude Decker, adjoint au maire. A noter que la vigilance doit être particulièrement accrue à l’heure de la pleine mer, le matin avant 7h et le soir après 17h.

M.Ricard avec Amandine Dubiez