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Attaque contre Charlie Hebdo: "Ils étaient tous morts, couchés à terre", raconte un témoin

Des tirs ont éclaté dans les locaux de Charlie Hebdo.

Des tirs ont éclaté dans les locaux de Charlie Hebdo. - AFP

Des coups de feu ont été tirés au siège de l'hebdomadaire Charlie Hebdo, dans le 11e arrondissement de Paris, ce mercredi. Deux hommes armés ont fait irruption avant d'ouvrir le feu. Une dizaine de personnes ont été tuées. Marco éboueur, a vu ce qui s'est passé.

Une dizaine de personnes ont été tuées ce mercredi matin dans l'attaque des locaux de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, rue Nicolas Appert, en plein centre de Paris (XIe arrondissement). 

Martin Boudot, journaliste était juste en face de Charlie Hebdo au moment de l'attaque : "Il y a de nombreux policiers, pompiers, le ministre de l'Intérieur vient d'arriver… Ils recueillent nos témoignages pour essayer de savoir ce qu'il s'est passé… " Il ajoute avoir "vu deux hommes cagoulés entrer dans le bâtiment. On a fermé les portes car on a eu le temps de les voir arriver. On ne savait pas si c'était une blague ou pas jusqu'à ce qu'on entende des coups de Kalachnikov. On est tous monté sur le toit et on a vu les hommes tirer sur des policiers en vélo qui sont arrivés assez vite. Ils se sont faits canarder…".

"Dans toutes les pièces de la rédaction il y avait des victimes, raconte Laurent Richard, journaliste de l'agence Premières lignes, dont les bureaux se trouvent juste en face de Charlie Hebdo. La plupart des gens que j'ai vus dans la rédaction étaient morts, couchées par terre inanimés. On s'est juste concentré sur ceux qui étaient vivants. Là où ils avaient mal, comment on pouvait les aider. Tout le monde était touché, il fallait savoir où ils étaient touchés, où ils avaient mal et attendre que les pompiers arrivent. Ils sont arrivés très vite mais il fallait beaucoup, beaucoup de secouristes".

"C'était impressionnant"

Marc, éboueur présent dans le quartier à ce moment-là, a appelé le 32-16 pour témoigner sur RMC. "J'étais juste à côté en train de nettoyer mon véhicule de travail quand j'ai entendu des détonations. Tout de suite je me suis demandé ce que c'était... J'ai ensuite vu un policier à terre...Je me suis donc écarté un peu de peur de recevoir une balle..."

"C'était impressionnant, on a vu des policiers débarquer de tous les côtés. L'un d'entre eux m'a alors dit que c'était Charlie Hebdo qui avait été attaqué. Ils m'ont aussi dit qu'il s'agissait d'individus lourdement armés et qui étaient en fuite à bord d'une Citroën DS 3 noire", raconte Marc. Et d'estimer que "la fusillade a duré entre 5 et 10 minutes. C'était du gros calibre".

La rédaction