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Attentats: la sécurité privée embauche à tour de bras

Le chômage avait fortement augmenté fin octobre, il baisse légèrement en novembre (-0,4%). Et parmi les secteurs qui recrutent: la sécurité privée. Les demandes ne cessent d'affluer depuis les attentats du 13 novembre.

Conséquence des attentats: le secteur de la sécurité privée est en pleine expansion et embauche à tour de bras.

François, 20 ans, fait partie de ces nouvelles recrues: il est agent de sécurité à La Défense. Il a été embauché une semaine après les attentats de novembre: "Là dans n'importe quel magasin il y a des agents de sécurité. Moi j'ai pu être embauché directement ainsi que d'autres personnes de ma formation".

Sarah André, la DRH de Triomphe Sécurité, un des leaders du secteur, n’a jamais autant recruté: "Depuis la semaine suivant les attentats, on est passé de 2 embauches par jour à 10-15 par jour".

Moins de 1.500 euros bruts par mois

On estime entre 7 à 15.000 le besoin d’agents de sécurité en France pour les trois prochaines années.

Mais attention, c’est un métier qui demande une formation, un agrément pour exercer et qui est à risques, explique Jean-Pierre Tripet, le président du syndicat des entreprises de sécurité: "Lorsque vous êtes en état d'urgence c'est forcément plus dangereux pour les agents de sécurité parce qu'ils sont en première ligne".

Autre point qui peut rebuter certains candidats: le salaire. Malgré le risque du métier, un agent de sécurité gagne aujourd'hui un peu moins de 1500 euros bruts par mois.