RMC

Avalanche aux Deux-Alpes: "Il n'y a rien à dire à part courage"

TEMOIGNAGES - Une avalanche a fait trois morts mercredi sur une piste fermée des Deux Alpes (Isère), dont deux élèves du lycée Saint-Exupéry de Lyon qui faisaient partie d'un groupe skiant avec leur professeur, lui-même grièvement blessé. Ce mercredi soir, à l'entrée de l'établissement, l'émotion est vive.

Le collège-lycée Antoine de Saint-Exupéry, dans le 4e arrondissement de Lyon, est en deuil. Deux élèves d'une classe de première "option sport", une lycéenne de 16 ans et un camarade, ont été tués ce mercredi dans une avalanche au cours d'une sortie scolaire aux Deux-Alpes. Sains et saufs, tous les autres adolescents ont été reconduits en car à leur lycée où les attendaient en fin de soirée leurs parents, soutenus par des dizaines de camarades et leurs professeurs.

Le prof? "Un être humain en or"

A l'entrée de l'établissement des bougies, quelques bouquets de roses blanches et des mots d'encouragements aux familles. D'anciens élèves sont aussi venus témoigner leur soutien. C'est le cas d'Emilie qui a fait toute sa scolarité dans cette cité scolaire. "Cela nous a choqué quand on a appris la nouvelle, témoigne-t-elle. Il n'y pas longtemps on y était encore, on avait des amis en option sport… On connaissait le prof, tout le monde le connaissait, tout le monde lui parlait".

Il s'agit d'un professeur de sport d'une cinquantaine d'année, un skieur aguerri, qui organise des sorties scolaires tous les ans. "Il était à l'aise avec la montagne, à l'aise avec ses skis, avec les élèves, avec tout le monde, assure Hector, 19 ans, un ancien élève du professeur. C'était quelqu'un d'adorable, un être humain en or donc on est extrêmement surpris par ce qui s'est passé". Et d'ajouter: "On se doit de se mobiliser, de venir pour soutenir les familles car ce sont des moments de chaos qu'ils traversent en ce moment. Cela touche."

"Cela aurait pu être mon fils"

Le fils de Claudine a participé l'an dernier à la même sortie de ski: "J'avais envie de montrer que je pensais très fort aux victimes et aux parents. Je me mets à leur place parce que, à un an près, cela aurait pu être mon fils. Il était dans l'établissement l'an passé et était parti au ski… Il n'y a rien à dire à part 'Courage' et 'On pense à vous'".

Mais Claudine a aussi une pensée "pour l'enseignant parce que ce n'est pas toujours évident d'organiser des sorties. Il s'est beaucoup impliqué. On prend des risques et parfois on le paye cher". Une cellule psychologique a été mise en place dès hier soir au sein de l’établissement pour accompagner au mieux élèves et enseignants qui reprennent les cours ce matin.

Maxime Ricard avec Amélie Rosique