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Avalons-nous vraiment 5 grammes de plastique par semaine? Brune Poirson lance une enquête

Invitée de RMC, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé saisir l'ANSES pour lancer une étude approfondie sur le plastique que l'on avale.

Une carte de crédit avalée par semaine. Un individu moyen pourrait ingérer jusqu'à 5 grammes de plastique chaque semaine, selon un rapport commandé par le WWF à l'université de Newcastle, en Australie, et publié mardi.

Selon ces résultats, compilation de 50 études menées sur l'ingestion humaine de plastiques, chaque homme avalerait environ 2.000 micro-pièces et particules chaque semaine, soit quelque 250 grammes annuellement. Des études ont précédemment montré que les humains ingèrent et respirent une nuée de particules de plastique chaque année, mais le défi pour les chercheurs australiens était d'en évaluer le poids.

Invitée de RMC, Brune Poirson a indiqué son inquiétude quant à cette étude, avant d'émettre des doutes:

"Je ne sais pas si cette étude est vraie, ou pas. Si elle a tort ou pas. C'est pour cela que j'ai saisi l'ANSES, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, pour qu'elle lance une étude détaillée et approfondie pour savoir ce qu'il en est clairement pour les Français".

"Transformer notre société pour lui donner du sens"

Face à Jean-Jacques Bourdin, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire a ainsi appelé à "transformer ce mode de production et de consommation. La société dans laquelle on vit consomme toujours de plus de ressources naturelles pour fabriquer des produits qu'on utilise toujours moins, qui finissent toujours plus au fond d'une décharge... On veut transformer cela. Transformer notre société pour lui donner du sens" a-t-elle plaidé. 

Première source de ce plastique ingurgité, l'eau, surtout si elle est embouteillée. Parmi les autres produits de consommation analysés, les fruits de mer, la bière et le sel contiennent le plus fort taux. Les micro-plastiques, venus de la dégradation de produits aussi divers que les vêtements synthétiques, les pneus, les lentilles de contact..., se retrouvent désormais partout sur la planète, sur les plus hauts glaciers comme dans les failles marines.

Xavier Allain