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Baignade à la Villette: "L’eau est un peu verdâtre" mais "les capteurs nous disent que l’eau est baignable"

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Pour la 16e édition de Paris Plage, lancée samedi matin, il est proposé aux Parisiens de se baigner dans l’eau du bassin de la Villette.

Jusqu'au 3 septembre, les Parisiens pourront profiter du Parc Rives de Seine, un espace de promenade et de loisirs. Palmiers, transats, tables de pique-nique, terrains de boulodrome, tout est fait pour donner une allure estivale aux quais de Seine. Et nouveauté cette année: on pourra se baigner à la Villette sans aucun danger puisque l'eau a été traitée. Trois piscines ont été installées dans ce bassin, qui se jette dans la Seine au niveau de la Bastille.

"J’ai un peu d’a priori là quand on regarde un peu l’eau, il y a de la vie dedans"

Pourtant, certains sont encore méfiants à l’idée de piquer une tête. "Si on ne regarde pas l’eau ça donne envie. Parce qu’elle est dégoûtante", lance un potentiel baigneur. Il faut dire que la couleur et la légère odeur de vase laissent baigneurs perplexes: "Cela reste un peu verdâtre, il faut le dire. Ça rebute un peu quand même". "J’ai un peu d’a priori là quand on regarde un peu l’eau, il y a de la vie dedans, donc il faut avoir du courage. Mais je pense qu’une fois qu’on a passé le cap de mettre les pieds dedans on peut y mettre le corps", tente de se convaincre une baigneuse.

Il n’y a pourtant pas de quoi s’inquiéter assez Jean-François Martins. "On a désormais si capteurs d’analyse de la qualité de l’eau du bassin. Depuis deux ans, ils nous disent que l’eau elle est baignable", assure l’adjoint à la maire de Paris en charge des sports et du tourisme. Il faut dire que c’est la première fois qu'on sera autorisé à se baigner dans les eaux de la Seine depuis 1923.

"Si la qualité de l’eau n’était plus conforme évidemment on fermerait le bassin"

Durant toute la durée de l’opération, les autorités restent donc très vigilantes sur la qualité de l’eau. "On refera des prélèvements tous les jours pour que si éventuellement la qualité de l’eau n’était plus conforme, évidemment on fermerait le bassin, poursuit Jean-François martins. Ça a été un travail de fourmi, parce qu’il fallait point de pollution par point de pollution les identifier et puis travailler avec les usines de retraitement d’eau, avec des points d’égouts qui débordaient, avec des usines qui relâchaient en amont du canal de la pollution, finalement résoudre les problèmes les uns après les autres pour que finalement cette eau soit de qualité et certifiée par l’agence régionale de santé".

Antoine Jeuffin (avec A.M.)