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Blocage des lycées: qui sont les anarchistes du MILI?

Blocage d'un lycée. Photo extraite de la page Facebook du MILI.

Blocage d'un lycée. Photo extraite de la page Facebook du MILI. - DR

Après le blocage d'une vingtaine de lycées de la région parisienne, jeudi, les lycéens sont une nouvelle fois appelés à bloquer leur établissement ce vendredi, pour rendre hommage à Rémi Fraisse. Un appel lancé par le Mouvement Inter Luttes Indépendant. RMC a rencontré un de ses membres.

Les lycéens sont de nouveaux appelés à bloquer leurs lycées pour rendre hommage à Rémi Fraisse ce vendredi, après une première journée de mobilisation jeudi. Hier, une vingtaine de lycées parisiens avaient été bloqués à l'aide de poubelles et de barrières, empêchant tous les autres élèves d'aller en cours dans la matinée. Seuls les étudiants en classes préparatoires ont pu passer les barrages.

"Pour se faire entendre, il faut perturber"

Derrière ce mouvement pour l'instant marginal, se cache le MILI, Mouvement Inter Luttes Indépendant, un groupe de lycéens "antisystème et antifasciste". Ils sont une petite quarantaine, n'ont pas de chef ou de leader désigné. "Nous ne sommes pas un groupuscule, ni de l'extrême-gauche. Nous menons juste un combat global et total contre l'oppression, d'o qu'elle vienne", écrit le MILI sur son compte Twitter.

RMC a rencontré l'un d'entre eux, Jean. Pour lui, il n'y a qu'un mot d’ordre : le blocage des lycées. "Pour se faire entendre, il faut perturber. Il n'y a que ça à faire, alors perturbons", insiste-t-il d'une voix forte et revendicative. "On parle de Rémi Fraisse parce que c'est l'élément déclencheur, mais on se mobilise contre les violences policières en général et pour qu'il y ait une justice", poursuit-il.

"Affiliés à aucun parti politique"

Et la liste de leurs combats se veut longue: défense des sans-papiers, lutte contre les discrimination et les violences policières donc… Mais quand on creuse, ils n'ont pas de revendication particulière et surtout n'attendent rien d'aucun homme politique. Pas même Jean-Luc Mélenchon. "Il est bien mignon de s'associer à nous, mais nous ne sommes affiliés à aucun parti politique. Tous ces récupérateurs électoralistes on se détache d'eux", assure Jean.

Le MILI espère que le blocage prendra de l'ampleur pour se généraliser à l'ensemble des lycées. Pas seulement en région parisienne, mais aussi à Rennes, Nantes, Toulouse ou encore Marseille.

Philippe Gril avec Guillaume Chièze