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Borloo et les radicaux décideront en mai s'ils quittent l'UMP

Le Parti radical se prononcera en mai sur son départ éventuel de l'UMP pour constituer une "confédération des centres". L'ancien ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo prône la création d'ici là d'un "comité de liaison permanent regroupant l'ensemble de

Le Parti radical se prononcera en mai sur son départ éventuel de l'UMP pour constituer une "confédération des centres". L'ancien ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo prône la création d'ici là d'un "comité de liaison permanent regroupant l'ensemble de - -

PARIS (Reuters) - Jean-Louis Borloo a annoncé mercredi que son Parti radical (PR) se prononcerait en mai sur son départ éventuel de l'UMP pour...

PARIS (Reuters) - Jean-Louis Borloo a annoncé mercredi que son Parti radical (PR) se prononcerait en mai sur son départ éventuel de l'UMP pour constituer une "confédération des centres".

L'ancien ministre de l'Ecologie, qui présentait ses voeux à la presse, a prôné la création d'ici là d'un "comité de liaison permanent regroupant l'ensemble des sensibilités radicales, républicaines, sociales et écologistes pour bâtir avec elles le nouveau projet républicain pour 2012".

Ce projet figure dans une résolution adoptée à l'unanimité par le comité exécutif du PR qui a approuvé "sans réserve" les démarches entreprises par Jean-Louis Borloo depuis son départ du gouvernement "pour nouer des contacts" avec les formations "partageant le même ADN" centriste.

Un temps favori pour accéder à Matignon, le président du Parti radical avait claqué la porte du gouvernement lors de la reconduction de François Fillon, en novembre, déclarant vouloir reprendre sa liberté de parole tout en réitérant sa fidélité envers Nicolas Sarkozy.

Son objectif est aujourd'hui de créer une confédération "indépendante et loyale" qui réunirait, outre le PR, le Nouveau Centre (NC), la Gauche moderne de l'ancien secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel ou encore des écologistes indépendants comme Brice Lalonde.

Un congrès du PR sera convoqué les 14 et 15 mai pour se prononcer sur le manifeste radical pour 2012 en même temps que sur la création de cette confédération, avec pour corollaire la place de la formation dans l'UMP, parti auquel elle est associée depuis sa création en 2002.

"En cas de succès le Parti radical en assumera les conséquences, à savoir le passage d'un statut 'd'associé/dilué' à celui d''allié/identifié'", a dit Jean-Louis Borloo.

LE NC VEUT UN CANDIDAT EN 2012

L'ancien ministre mise sur les frustrations de la famille centriste depuis le dernier remaniement ministériel, marqué par la promotion de plusieurs personnalités venues de l'ancien RPR (néo-gaulliste), pour faire entendre sa voix.

Il s'est placé sur un terrain occupé jusqu'ici par un autre de ses anciens collègues, le président du NC Hervé Morin, qui défend aussi la nécessité d'une candidature de centre droit autonome à la présidentielle de 2012.

Créé par les amis de François Bayrou qui avaient rallié Nicolas Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle 2007, le NC réunit un conseil national extraordinaire samedi pour valider sa stratégie à la lumière des approches de Jean-Louis Borloo.

La résolution qu'il soumettra à ses militants appelle de même à la création d'une confédération du centre avec un préalable pour ses participants, celui de l'indépendance.

Mais elle insiste dans le même temps sur le caractère "absolument indispensable" d'une candidature centriste à la présidentielle de 2012 et ce, contre l'avis de Nicolas Sarkozy, qui souhaite l'union de la majorité dès le premier tour.

Hervé Morin, qui se voit incarner cette candidature, a obtenu de ses troupes qu'elles se prononcent sur un nom lors d'un congrès du NC prévu à l'automne.

Mais un certain nombre de poids lourds du parti, à commencer par le nouveau ministre de la Ville Maurice Leroy, ne cachent pas que Jean-Louis Borloo ferait un candidat plus solide du fait de sa plus forte notoriété.

L'intéressé entretient jusqu'ici le flou sur ses intentions en la matière et a une nouvelle fois éludé la question mercredi.

Yann Le Guernigou, édité par Patrick Vignal

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