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Centre de migrants de Saint-Brévin pris pour cible: "Il ne faut pas que la violence réponde à la violence"

Des coups de feu ont été tirés mardi soir contre un futur centre pour migrants en Loire-Atlantique.

Des coups de feu ont été tirés mardi soir contre un futur centre pour migrants en Loire-Atlantique. - Capture d'écran Google images

A Saint-Brévin, près de Nantes, quatre coups de feu ont été tirés sur le centre de vacances de Saint-Brevin-l’Océan. Un centre qui doit accueillir, dans les prochaines semaines, une cinquantaine de migrants de Calais. Ce samedi, sur RMC, le maire condamne ces coups de feu qui ne vont rien changer à l'accueil des migrants dans la commune.

Deux attaques en deux jours contre de futurs centres d'accueil pour les migrants. L'une a eu lieu à Saint-Brévin, près de Nantes, où quatre coups de feu ont été tirés sur le centre de vacances de Saint-Brevin-l’Océan. Un centre qui doit accueillir, dans les prochaines semaines, une cinquantaine de migrants de Calais. Ces tirs ont endommagé les baies vitrées de deux bâtiments de ce centre appartenant à la CCAS, le comité d’entreprise national d’EDF-GRDF.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, quatre coups de feu provenant d'un fusil de chasse ont été tirés sur la façade du futur centre d'accueil des réfugiés venant de Calais, rappelle sur RMC Yannick Haury, le maire de cette station balnéaire. Je condamne cet acte irresponsable et inadmissible et j'ai demandé à la gendarmerie et à la justice que tous les moyens soient mis en œuvre pour en retrouver les auteurs, qu'ils soient traduits devant les tribunaux.

"L'accueil des migrants n'est pas remis en cause"

S'il condamne donc ces tirs, l'élu assure qu'ils ne changent rien à l'arrivée de migrants dans la commune. "L'accueil des migrants n'est pas remis en cause, certifie-t-il sur RMC. Ce centre va être ouvert de façon temporaire puisqu'il doit être remis à disposition des bénéficiaires d'EDF-GDF pour la saison estivale. Ce centre va pouvoir recevoir 50 personnes et sera encadrée par l'association Trajet, qui agit déjà sur la commune pour les personnes en situation de précarité".

"Des mesures d'accompagnement, qu'elles soient sociales, administratives ou touchant à la sécurité des personnes ont été prises en compte, précise encore Yannick Haury. Toutes les précautions ont donc été prises. Et sans ces dernières précisions chacun y allait de ses interprétations. Je pense que la majorité des habitants avait besoin de ces informations, d'être rassurés. Il faut que les choses aujourd'hui s'apaisent et il ne faut surtout pas que la violence réponde à la violence".

M.R avec Anaïs Bouitcha