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Contre l'absentéisme, la ville de Marseille passe à la pointeuse

La mairie de Marseille

La mairie de Marseille - AFP

Avec près de 37 jours d'absence en moyenne par an, la ville a décidé d'adopter un système de pointage qui fait réagir.

Tordre le cou au cliché. Marseille a décidé de doter progressivement ses 12.000 agents de badges électroniques, officiellement pour renforcer la sécurité, mais aussi pour contrôler plus sévèrement les horaires et présences effectifs. 

Avec près de 37 jours en moyenne en 2016, Marseille n'est pourtant pas la ville la plus touchée par l'absentéisme (Amiens tient la tête avec 39,94 jours d'absence par an), mais la ville souhaite mettre un terme à certains passe-droits. C’est en effet à la suite d’une enquête judiciaire ouverte sur les horaires très conciliants effectués au sein de son Samu social que la mairie a pris cette décision.

Selon Jean-Claude Gondard, secrétaire général de la ville de Marseille, "Il ne faut pas stigmatiser un service ou un agent, mais il y a effectivement une anomalie qui a été détectée par une enquête. Pour autant, l'absentéisme, à Marseille, est dans les normes de l'absentéisme public". 

"Arrangements 'à la marseillaise'"

Des agents dénoncent pour certains une forme de stigmatisation et un flicage, tandis que d’autres se félicitent, comme Jean-Claude Zanlucca, secrétaire général du syndicat FSU des territoriaux, de la fin programmée de certains avantages qui permettaient à certains de faire des horaires à la carte: 

"Il y a eu des passe-droits dans des services, avec des arrangements "à la marseillaise". Mais ça s'est fait avec une partie de l'encadrement et de l'administration.Mais le service public, ce n'est pas ça. C'est arriver à l'heure, partir à l'heure. C'est ce que fait la majorité des agents dans beaucoup de services".

De quoi remettre les pendules à l'heure pour tout le monde.

X.A avec Lionel Dian