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Cop21: des écolos assignés à résidence, "une dérive inacceptable et dangereuse"

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La Coalition climat 21, qui regroupe 130 organisations, a protesté samedi contre des "abus manifestes" liés à l'état d'urgence et demandé aux autorités d'y mettre fin immédiatement, à la veille de l'ouverture de la conférence sur le climat au Bourget.

Les militants écolos, victimes collatérales de l'état d'urgence? En France, 24 militants ont été assignés à résidence au cours de la semaine précédant le début de la Cop21. Des perquisitions ont également eu lieu dans des endroits soupçonnés d’héberger des activistes opposés à la conférence.

Inacceptable pour la Coalition Climat 21, qui regroupe qui fédère 130 syndicats et ONG, dont Greenpeace, la Fondation Nicolas-Hulot et le WWF. La Coalition dénonce des "abus manifestes" et a déclaré dans un communiqué être convaincue "que nous ne parviendrons pas à endiguer le réchauffement climatique en renonçant à nos libertés et à nos droits fondamentaux".

"Absolument inadmissible"

Pour Thomas Coutrot, porte-parole d'Attac, la situation est intolérable: "C'est absolument inadmissible d'utiliser l'état d'urgence pour assimiler les militants écologistes à des terroristes islamistes. On peut comprendre que la police prenne des mesures pour démanteler les réseaux jihadistes mais s'en prendre aux militants écologistes supposés radicaux ou perturbateurs là c'est un dérapage".

Et de d'espérer: "J'espère que la société civile et politique va réagir contre cette dérive tout à fait inacceptable et extrêmement dangereuse pour la démocratie".

Samedi, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a justifié les mesures. "Nous avons assigné 24 personnes. Elles ont affirmé ne pas vouloir respecter l'état d'urgence. J'assume complètement cette fermeté".

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