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Copé demande un décompte du "temps de parole" de la CGT

Copé demande que les déclarations de la CGT soient décomptées du "temps de parole" de Hollande. /Photo prise le 29 février 2012/REUTERS/Charles Platiau

Copé demande que les déclarations de la CGT soient décomptées du "temps de parole" de Hollande. /Photo prise le 29 février 2012/REUTERS/Charles Platiau - -

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a demandé mercredi que le "temps de parole" de la CGT dans les médias...

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a demandé mercredi que le "temps de parole" de la CGT dans les médias audiovisuels soit décompté de celui du candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande.

La première centrale syndicale française a lancé mardi un appel à "battre Nicolas Sarkozy", le président de la République candidat à un second mandat et devancé au premier tour par l'ancien premier secrétaire du PS.

"Je ne vois pas comment la CGT peut conserver le début d'une crédibilité en se mettant à ce point au premier plan du débat politique et présidentiel", a déclaré Jean-François Copé lors d'un point de presse au siège du parti du président sortant.

"Je demande donc que le temps de parole utilisé par la CGT soit décompté par le CSA dans le temps de parole de François Hollande", a-t-il ajouté. "Puisque désormais la CGT se comporte en parti politique, elle doit être traitée, non plus en représentante des salariés, mais en parti politique."

Le secrétaire général de l'UMP a d'autre part renouvelé avec "la plus grande solennité" sa demande d'un débat avec l'actuelle première secrétaire du PS, Martine Aubry, non sans jouer les provocateurs en rappelant les relations difficiles qu'elle a eues dans le passé avec le candidat socialiste.

"Il n'est pas normal que Martine Aubry, première secrétaire du PS, ne s'engage pas plus dans cette campagne présidentielle auprès de François Hollande", a-t-il déclaré. "Je sais qu'ils ont été rivaux, que Martine Aubry a eu des mots épouvantables à l'endroit de François Hollande, des mots que nous n'aurions jamais osé utiliser à l'endroit de François Hollande."

"Je ne comprends pas que Martine Aubry soit en arrière de la main dans ce deuxième tour où, au contraire, elle devrait être en première ligne pour soutenir François Hollande", a ajouté Jean-François Copé. "Puisque François Hollande se défile face à Nicolas Sarkozy, peut-être peut-on obtenir, entre chefs de partis, un peu plus de courage de sa part que son candidat."

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