RMC

Coups de boutoir contre les primaires au PS

Michel Vauzelle, président de la région Provence-Alpes-Côte, à l'origine d'une pétition réclamant l'annulation pure et simple de la primaire socialiste.

Michel Vauzelle, président de la région Provence-Alpes-Côte, à l'origine d'une pétition réclamant l'annulation pure et simple de la primaire socialiste. - -

Face à la montée du Front National, les critiques s'accumulent au Parti socialiste contre les primaires présidentielles prévues en octobre prochain.

Une pétition réclamant l'annulation pure et simple de la consultation, lancée par le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Michel Vauzelle, a recueilli 17.000 signatures en quinze jours.

"Organiser une compétition entre socialistes sur fond de percée du FN est devenu déplacé", juge Michel Vauzelle dans un entretien à paraître jeudi dans Le Parisien.

"Il va y avoir des contestations, des recours dans les fédérations. Imaginez la pagaille! On ouvre la boîte de Pandore", ajoute l'ancien ministre.

De son côté, disant tout haut ce que nombre de partisans de Dominique Strauss-Kahn pensent tout bas, Pierre Moscovici estime mercredi qu'il faudra sous peu analyser "la pertinence des primaires".

"Les primaires ne sont pas la panacée. Elles ne sont pas non plus la machine à perdre. Nous les avons décidées parce que nous avions à la fois un déficit de leadership et des procédures internes contestables", explique le député du Doubs sur le site publicsenat.fr.

"Il faudra que nous analysions la pertinence des primaires dans le contexte des mois à venir. Je continue de croire que si nous sommes capables de les aborder de manière mûre et collectivement, elles peuvent être une chance", ajoute-t-il.

Il souhaite "de plus en plus fort" que le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn soit le candidat du PS à la présidentielle.

"Je pense tout simplement qu'il est celui qui peut nous éviter un 21 avril qui nous menace", estime-t-il, en allusion à la qualification de Jean-Marie Le Pen, leader du Front national, pour le deuxième tour de la présidentielle en 2002, aux dépens du socialiste Lionel Jospin.

En déplacement dans la Loire, pour soutenir les candidats socialistes aux cantonales, Martine Aubry a rejeté ces critiques sur les primaires, dont le principe a été très largement validé par les militants lors d'un référendum interne à l'automne 2009.

Pour le premier secrétaire, elles restent "bien sûr" utiles et seront l'occasion d'une "formidable mobilisation des Français".

REUTERS