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Covid-19: une nouvelle "aide exceptionnelle" pour les travailleurs précaires, comment ça marche?

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Illustration - PHILIPPE HUGUEN / AFP

La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a annoncé ce nouveau dispositif pour les travailleurs précaires qui travaillaient "significativement" avant la crise du Covid-19, qui devrait concerner environ 300.000 personnes

Un coup de pouce pour les plus précaires. Dans une interview au journal Les Echos, jeudi matin, la ministre du travail, Elisabeth Borne, annonce la mise en place d'une aide exceptionnelle qui devrait concerner environ 300.000 personnes.

Des travailleurs qui travaillaient "significativement" avant la crise du Covid-19, selon la ministre, même si ils alternaient période de travail et de chômage. L'objectif est ainsi de leur garantir un revenu de remplacement mensuel minimal. 

Concrètement, cette aide individualisée et versée par Pôle emploi doit concerner "environ 300.000 personnes, dont 70.000 jeunes" et "son versement durera le temps que le marché du travail se stabilise", selon Elisabeth Borne. Quel en sera le montant? La ministre ne le précise pas, pour l'heure. Mais les Français auront peut-être la réponse lors de la conférence de presse de Jean Castex ce jeudi matin. 

Mardi, Emmanuel Macron avait annoncée une réponse exceptionnelle pour les saisonniers, les "extras", qui n'ont plus d'engagement depuis des mois et les précaires, ceux qui travaillaient les dernières années mais se retrouvent sans emploi aujourd'hui. 

Chômage partiel et télétravail

Par ailleurs, sur la prise en charge du chômage partiel, dont les règles doivent devenir moins favorables au 1er janvier, elle indique que "les entreprises fermées administrativement continueront de bénéficier d'une prise en charge totale, sans limitation de durée", et évoque d'autres "ajustements" possibles.

Quant au télétravail, qui depuis fin octobre est "la règle" dans les entreprises qui le peuvent, elle affirme que "le protocole sanitaire concernant les entreprises va continuer à s'appliquer dans ses termes actuels jusqu'aux vacances de Noël". 

Pour la suite, elle note une "demande d'un peu plus de souplesse" et échangera lundi avec les partenaires sociaux sur ce point, évoquant "la possibilité de permettre aux salariés de revenir au moins un jour par semaine au bureau".